Comment les étudiants voient l’entreprise de demain

Une enquête du cabinet Deloitte montre que près de 70% des étudiants souhaitent exercer dans une entreprise internationale, avec une organisation propre à  chaque pays. Banque/finance, services aux entreprises, nouvelles technologies et énergie/environnement sont plébiscités.

Afin de mieux connaître la nature des liens entre le monde de l’entreprise et celui des étudiants, le cabinet Deloitte a mené une étude sur les attentes de ces futurs actifs et brosser le portrait de leur entreprise idéale. L’enquête a été réalisée du 2 au 20 novembre 2010 auprès de 17 écoles de commerce, de 4 écoles d’ingénieurs, de 3 universités et de 3 écoles d’actuariats, dont 400 répondants.
Plusieurs grands enseignements se dégagent des résultats de ce sondage auprès des jeunes. L’entreprise de demain doit être internationale, mais dotée d’une organisation locale de taille moyenne. En effet, 70% des étudiants souhaitent exercer dans une entreprise internationale, avec une organisation propre à chaque pays et pour plus de la majorité, dans une grande métropole.
Dans cette entreprise, ce sont 96% d’entre eux qui aimeraient bénéficier d’une flexibilité entreprise/domicile en termes de lieu de travail et pouvoir exercer leur profession en nomades (65%).
Ainsi, le poste de travail combinerait une variété de tâches plutôt qu’une seule spécialisation, et permettrait surtout de travailler en équipe (pour 90% des répondants), car ces futurs actifs souhaitent rester maîtres de leur propre trajectoire. Enfin, les secteurs favoris des étudiants ayant répondu à cette enquête sont la banque/finance, les services aux entreprises, les nouvelles technologies et l’énergie/environnement.

Les qualités du manager devraient être centrées sur les relations plutôt que sur les tâches

L’ensemble des répondants livre une nouvelle vision du management, précisant que pour eux les qualités du manager devraient, avant tout, être centrées sur les relations plutôt que sur les tâches, et être très participatives plutôt que directives. 51% souhaiteraient que les évaluations des performances soient en même temps quantitatives et qualitatives, individuelles et collectives.
Par ailleurs, la majorité estime que les meilleures opportunités reposent à la fois sur une évolution hiérarchique et/ou transversale et sur un élargissement des compétences. Ainsi, tout l’enjeu du management réside dans le fait de ne pas garder à tout prix des collaborateurs mais surtout de les motiver autour d’un projet d’entreprise.
Une rétribution garantie demeure importante chez les étudiants : 63% préféreraient moins de variable et plus de salaire fixe, plutôt qu’un bonus plus élevé et déplafonné avec une rémunération fixe moindre.
Néanmoins, pour 66% d’entre eux, un niveau de fixe moindre, complété par des composants non monétaires, à choisir dans une liste proposée par l’entreprise, serait intéressant. Enfin, une grande majorité (61%) pense que le mode de redistribution du profit le plus attractif devrait associer les salariés aux bénéfices de l’entreprise.
Source : indicerh.net