Comment les écoles publiques d’ingénieurs font leur mue : Sept écoles à  la loupe

Les étudiants font deux ans de prépa avant d’entamer la spécialisation qui dure trois ans.
Dans quasiment toutes les écoles, la première année constitue un tronc commun où l’élève ingénieur reçoit une formation scientifique complémentaire.
La plupart de ces écoles ont ouvert des cycles supérieurs en management quand les disciplines concernées ne sont pas tout simplement intégrées dans le cursus.

Des spécialistes en télécoms aux concepteurs de grands ouvrages en passant par les statisticiens et les agronomes, les écoles publiques d’ingénieurs forment des compétences dans pratiquement tous ces domaines. Nous en avons retenu quelques-unes parmi les plus connues. En général, il s’agit de formations de trois ans après deux années de  classes préparatoires. A signaler que toutes ces écoles proposent aujourd’hui, en plus du cursus de base, des cycles complémetntaires (MBA, master…) en management quand les disciplines concernées ne sont pas tout simplement intégrées dans le curcus normal.

Ecole Mohammadia des ingénieurs (EMI)

– Date de création : 1959
– Formation :

La première année est commune à l’ensemble des élèves ingénieurs (tronc commun).
A partir de la deuxième année commence un premier niveau de spécialisation dans le cadre de départements (génie mécanique, génie civil, génie informatique, génie électrique, génie industriel, génie minéral, génie des procédés et modélisation et informatique scientifique).
En troisième année, l’enseignement se fait au sein de sections avec une spécialisation plus poussée.
Depuis sa création, l’EMI assure à ses étudiants une formation paramilitaire aboutissant au grade d’Officier de réserve. L’enseignement militaire comprend un enseignement militaire théorique, technique et pratique ainsi que l’éducation physique militaire et les sports.

Ecole Hassania des travaux publics (EHTP)

– Date de création : 1971
– Formation :

– génie civil : la filière comprend trois options à savoir l’ingénierie du bâtiment, ingénierie des infrastructures de transport et master gestion et exploitation des systèmes de transport;
– génie de l’hydraulique de l’Environnement et de la Ville : après un tronc commun de 2 années, la filière offre 2 importantes options en 3e année à savoir  l’ingénierie de l’eau et de l’environnement et l’ingénierie de la ville et de l’environnement;
– génie électrique : après un tronc commun de deux années de formation polyvalente, la filière offre en troisième année deux options de spécialisation à savoir  les systèmes de communication et réseaux et l’ingénierie des systèmes électriques industriels;
– sciences de l’information Géographique : la filière touche plusieurs domaines tels que l’informatique, les sciences d’acquisition de données (topographie, géodésie, GPS, télédétection spatiale,…), les systèmes d’information géographique (SIG)…;
– génie informatique : c’est une formation généraliste qui  permet de développer plusieurs compétences telles que l’automatisation des processus de production et de gestion et la simulation des processus complexes;
-météorologie : la filière offre la possibilité de toucher des domaines allant de la météorologie à la climatologie…

Institut national des postes et télécommunications (INPT)

– Date de création : 1961
– Formation :

La première année est consacrée aux disciplines qui suivent : outils mathématiques, signaux et systèmes des télécommunications, électronique pour les télécommunications, informatique et réseaux, économie et gestion, langues et communication).
La deuxième année comprend ce qu’on appelle des  blocs qui sont au nombre de sept (équipements et systèmes des télécommunications, ingénierie et systèmes des télécommunications, communications numériques, informatique et systèmes, informatique, services et réseaux, économie et gestion, langues et communication) ainsi que quatre blocs optionnels (télécommunications, informatique temps réel, multimédia et gestion et management d’entreprises en technologie de l’information).
La troisième année du cycle des ingénieurs d’Etat est répartie sur trois périodes comprenant un tronc commun de trois mois et des voies d’approfondissement étalées sur deux mois et demi. La troisième période est dédiée au stage de projet de fin d’études.
L’enseignement du tronc commun est axé sur les grands axes des télécommunications (ingénierie de transmission, des télécommunications par satellites, des réseaux TCP/IP et leur interconnexion, des réseaux Intelligents, ingénierie des réseaux, projets d’ingénierie orientés recherche appliquée, des réseaux haut débit, technologie et services émergents,…).

Ecole nationale supérieure d’électricité et de mécanique (ENSEM)

– Date de création :1986
– Formation :

La première année constitue un tronc commun où l’élève ingénieur reçoit une formation scientifique complémentaire, une formation d’initiation aux sciences et techniques ainsi qu’une formation poussée en communication, gestion et langues étrangères.
En deuxième année, les étudiants reçoivent l’essentiel de la formation de l’ingénieur électricien ou mécanicien. Des activités d’équipe sont proposées : gestion de projets, stages, travaux pratiques…
La troisième année comprend deux parties. La première est consacrée à un enseignement spécialisé en technologie de pointe. La deuxième comprend un projet de fin d’études (durée: 5 mois).

Ecole nationale de l’industrie minérale (ENIM)

– Date de création : 1972
– Formation :

L’Enim a pour vocation de former des ingénieurs polyvalents, maîtrisant les techniques relatives aux grandes spécialités et ouverts aux technologies de pointe.
Le cycle des études se déroule sur trois années :
– 1e année : formation générale dans les sciences de base de l’ingénieur :
– 2e année : formation de base spécifique à chacun des départements de l’Enim;
– 3e année : formation spécialisée et préparation du mémoire de fin d’études.
L’Enim tente d’adapter en permanence les spécialités du cursus ainsi que les effectifs en fonction des besoins du pays et des exigences du marché de l’emploi.
C’est ainsi qu’ont été créés, au fil des ans, de nouveaux départements comme l’informatique, le génie des procédés industriels (anciennement génie chimique) et les sciences des matériaux.

Ecole nationale d’informatique et d’analyse des systèmes (ENSIAS)

– Date de création : 1986
– Formation :

 Les deux premières années consistent en un tronc commun. Elles permettent aux étudiants d’avoir une formation solide dans les matières de base notamment l’informatique et les mathématiques appliquées, et une formation générale en techniques de communication, en anglais, en économie et dans les métiers de la gestion.
Cinq spécialités sont offertes aux élèves ingénieurs de la 3e année et qui sont  :
– le génie logiciel ;
– l’informatique et aide à la décision ;
– l’ingénierie des télécommunications et réseaux ;
– les systèmes embarqués et mobiles ;
– la sécurité des systèmes d’information.


Institut agronomique et vétérinaire (IAV)

– Date de création : 1968
– Formation :

Cette école forme des ingénieurs agronomes et des docteurs vétérinaires.
Pour les agronomes, le cursus se déroule en trois cycles de deux ans chacun. Les deux premiers concernent surtout les sciences de base et l’encadrement de stages en milieu rural. Au troisième cycle, l’enseignement est plus intensifié et spécialisé pour un groupe d’étudiants ayant choisi la formation agronomie ou amélioration génétique des plantes. A ce niveau, l’enseignement spécialisé prend un caractère multidisciplinaire aussi bien théorique que pratique. En effet, il est conjugué à des sorties sur le terrain et des stages professionnels largement centrés sur des problèmes de développement agricole.