Comment faire face à  la rumeur : Avis de William Simoncelli, DG de Carré Immobilier

Dans la gestion de la rumeur, le rôle de la communication est capital

Pour moi, la rumeur est avant tout causée et amplifiée par un manque ou un défaut de communication.
Je pense qu’elle est nuisible dans la mesure où elle a des conséquences imprévisibles. On dit qu’elle peut être analysée de manière négative ou positive mais je pense qu’elle a toujours un côté pernicieux car, quoi qu’on dise, l’image de la personne ou de l’institution sera ternie.
La plus folle rumeur à laquelle j’ai dû faire face est celle qui portait sur mon intention de quitter le Maroc. En interne, personne n’a osé m’en parler jusqu’au jour où je l’ai apprise par hasard à l’extérieur. J’ai coupé court à cette information. J’ai eu l’occasion de rassurer les collaborateurs sur leur avenir dans l’entreprise, mais aussi en saisissant l’occasion pour rétablir la vérité, expliquer ma vision sur le développement de l’entreprise à moyen et long termes. C’était important.

Anticiper sur les doutes et questionnements, informer et partager restent encore la meilleure manière trouvée à ce jour pour éviter toute diffusion d’informations pernicieuses…

De ce fait, je pense qu’effectivement quand on fait face à une rumeur, il faut réagir rapidement. C’est comme un cancer : traité à temps et cerné, il ne se répandra pas. Et même si parfois la réponse peut être délicate à donner. Le plus important est de savoir comment transmettre la bonne information, donner les bons arguments et y mettre la forme pour contrecarrer la rumeur.
Il faut savoir que toute entreprise, quelle qu’elle soit, est amenée à vivre des situations de rumeurs. Lorsque l’entreprise vit des moments troubles, la diffusion de l’information se fait parfois de façon anarchique. Une fusion, une cession, un changement majeur créent un sentiment d’insécurité chez les salariés.
Dans la gestion de la rumeur, le rôle de la communication est capital. Il a pour objectif de veiller à ce que toutes les parties prenantes disposent des informations dont elles ont besoin tout au long de la période de crise. Nous savons qu’un défaut de communication ou un retard peut aggraver la crise.
De plus, répondre à une rumeur suppose qu’on profite de la situation pour rebondir vers des choses plus positives, une façon de se servir du bruit de couloir comme un teasing.