Coaching, effet de mode ou investissement profitable ?

Les principaux éléments qui brouillent l’image du coaching résident dans la méconnaissance et l’enchevêtrement des concepts du coaching, du conseil, de formation ou de psychothérapie. Il n’y a pour l’instant aucune barrière à  l’entrée.

Vous avez dit coaching ? Qui n’a pas entendu parler de cette discipline, qui paraît-il, dure depuis 2 500 ans et qui, après avoir ressuscité aux Etats-Unis, nous revient aujourd’hui ? Introduite au Maroc depuis près de 10 ans, la démarche suscite encore quelques questions. S’agit-il d’un effet de mode ou d’un réel moyen d’aider à l’épanouissement ? Une récente enquête du cabinet Cap RH révèle que la méconnaissance et l’enchevêtrement des concepts du coaching, du conseil, de formation ou de psychothérapie sont les principaux éléments qui brouillent l’image du coaching. Selon 36% des répondants, le coaching est assimilé à du conseil alors que 11% le définissent comme une thérapie. Seulement 22% le perçoivent réellement comme un accompagnement.

Sens de l’observation et écoute, deux qualités indispensables chez un coach

Si la démarche est souvent envisagée de manière collective dans ce qu’on appelle communément team-building où il s’agit de créer la synergie des équipes, le coaching individuel, quant à lui, reste encore timide.
La méconnaissance du coaching ne se limite pas non plus au niveau du concept mais concerne aussi le rôle du coach. La spécificité du métier de coach par sa nouveauté, la variété de ses définitions et sa subjectivité rendent le choix d’un prestataire délicat. De plus, aucune législation n’encadre la profession. C’est pourquoi il faut de la vigilance pour ne pas être abusé par des charlatans. Pour se faire une idée sur leurs compétences, plusieurs repères existent : les formations suivies, les associations professionnelles et les certifications qu’elles octroient.

D’ailleurs, l’enquête montre que les références viennent en premier pour le choix du coach (29%). Suivies de la recommandation (26%), la formation (23%) ou le feeling (18%). Cependant, pour certains, comme Aziz Taib, enseignant chercheur en GRH, «le nombre de diplômes, d’accréditations ou l’appartenance à une association professionnelle ne font pas la qualité du coach qui doit avant tout avoir des compétences psychosociologiques et techniques, c’est-à-dire connaître le métier».
Des compétences et des qualités qui reposent avant tout sur les valeurs et règles de conduite mais aussi sur la qualité d’écoute et d’observation, la pertinence du questionnement et la maîtrise de l’art du feed-back.