Choisir un consultant : Avis de Philippe Ballaux, DG de Key Training

Un consultant ne peut prétendre pouvoir conseiller dans tous les domaines

Après une longue expérience dans le domaine des ressources humaines en Belgique et en France notamment, ma reconversion dans le consulting était évidente, principalement dans le domaine du développement personnel des managers et cadres. Je suis présent au Maroc depuis plus d’un an et j’ai constaté qu’il existe une forte demande de consulting de la part des entreprises ainsi qu’une offre importante de cabinets qui va du professionnel au moins bon.

Aujourd’hui, il est clair que les entreprises ne peuvent diriger ou suivre les évolutions en s’appuyant uniquement sur les ressources internes. Elles ont aussi besoin de cet œil externe qui possède l’expertise nécessaire pour faire face aux changements. C’est pourquoi l’exigence première pour un consultant est d’apporter de la valeur ajoutée à l’entreprise et, pour cela, le mot clé est professionnalisme avec des qualités telles que la compétence, l’expérience, l’honnêteté intellectuelle et l’éthique. Ce sont les qualités humaines qui priment. Vient ensuite une véritable expertise professionnelle. Le consultant doit disposer d’une réelle capacité d’écoute. Mieux écouter pour mieux apprécier le besoin et donc mieux concevoir les solutions. Il doit se positionner dans une démarche durable d’accompagnement des solutions mises en place.
Je pense que le plus important est qu’il puisse rendre l’entreprise plus intelligente et autonome et donc moins dépendante du conseil. C’est aussi un homme de confiance car l’entreprise lui ouvre ses portes, ses secrets, et lui confie ses difficultés. Un consultant doit être digne de cette confiance.

De même que la réussite des projets ne dépend pas de lui uniquement. Il lui est indispensable d’associer des personnes en interne à la mission. Il faut constituer une équipe de façon non seulement à assurer une progression des travaux qui prend en considération de manière efficace les particularités et les spécificités de l’entreprise, mais également à garantir un véritable transfert des méthodes et des outils à même de permettre l’autonomie de l’entreprise dans la mise en œuvre et l’exploitation des solutions retenues. La démarche doit être formatrice.

L’implication des managers, l’engagement et la disponibilité des décideurs sont incontournables pour la réussite d’une mission.
Enfin, un bon consultant ne doit pas prétendre pouvoir conseiller dans tous les domaines, du conseil stratégique à la formation, en passant par le recrutement et autres. C’est une erreur car l’expert perd en crédibilité en proposant ses services même pour des activités qu’il n’a jamais eu à expérimenter.