Cette génération cherche à  montrer sa différence

BRAHIM ZRIBA, DG du cabinet Progress Partner.

La nouvelle génération appréhende le monde professionnel de manière bien particulière. Elle cherche à montrer sa différence, aime bien passer d’un emploi à un autre et s’épanouit dans des environnements où beaucoup de leurs prédécesseurs ne sont pas du tout à l’aise. Beaucoup de dirigeants et managers commencent à prendre conscience de cette évolution.

Pour cohabiter avec cette génération, il faut nécessairement prendre en considération plusieurs aspects. D’abord, les codes sociaux et culturels ne sont plus les mêmes, tout comme le rapport au travail. Si ces différences ne sont pas prises en compte, le fonctionnement de l’entreprise s’en ressent. Respecter l’identité de tous au sein d’une équipe est d’autant plus indispensable que chacune a ses particularités et qu’aucune personne n’est supérieure à une autre.
Le management se bonifiant avec l’expérience, il est intéressant pour un jeune qui veut accéder à des responsabilités de se faire accompagner, soit en suivant une formation spécifique au management, soit par un coach. Il peut aussi bénéficier de conseils de cadres plus expérimentés. C’est une démarche qui bien évidemment peut ne pas marcher avec tout le monde. Il faut repérer les bons éléments qu’on peut réellement encadrer.

La bonne entente tient donc au respect et à une compréhension mutuelle. C’est dans cet esprit que la jeune génération doit aussi faire un effort pour ne pas s’isoler. Par conséquent, elle doit éviter de regarder la précédente génération  sous le cliché du «has been». Tous les salariés âgés ne le sont pas. Il existe une grande diversité de salariés plus âgés. Certains attendent impatiemment la retraite, alors que d’autres sont au contraire très motivés et veulent mener de nouveaux projets.

Mieux vaut prendre le temps de se connaître et savoir quel état d’esprit anime chacun.

A ce propos, on remarque parfois qu’un jeune manager est tenté de jouer au petit chef pour imposer son autorité. Il est important pour lui d’éviter d’être celui qui a tout fait, tout compris et qui compte bien bouleverser les habitudes et le fonctionnement. Cet autoritarisme ne rime à rien car les salariés plus âgés ont une vraie expérience à transmettre.
C’est aussi une forme de reconnaissance très attendue par des salariés en fin de carrière.