Ces managers qui ont la pêche

De l’auto-motivation, du cran et de l’endurance permettent de garder la niaque pour surmonter les difficultés. Il faut aussi accepter une part de risque et refuser de se laisser bloquer par ses émotions.

Prendre sa carrière en main, oser des challenges fous et se lancer dans un projet qui corresponde vraiment à sa vocation ; très souvent certains individus arrivent à s’auto-motiver et surtout à garder cette niaque qui leur permet d’être constamment dans un état d’esprit épanouissant.

Un jeune entrepreneur nous a évoqué il y a quelques temps son amour pour les gens en mouvement. Il garde toujours pour modèle Elon Musk, l’entrepreneur sud-africain et homme aux nombreux projets comme Paypal ou encore Tesla Motors. Pour lui, c’est quelqu’un qui repousse les limites de l’imagination et de la créativité. La grande question est de savoir comment ces spécimens forgent cette niaque, cette envie de faire et de réussir quelles que soient les difficultés. La réponse n’est pas toujours tranchée.

Et très souvent, c’est souvent un cocktail de motivation, de cran et d’endurance. Et cela s’acquiert !

Elle suppose d’accepter une part de risque dans ce qu’on entreprend, sans trop se poser de questions, ni se laisser bloquer par ses émotions comme les sportifs de haut niveau qui ont forcément ces qualités pour surmonter leurs échecs, blessures physiques et passages à vide.

Mehdi Alaoui, DG de Screendy, raconte qu’il a vécu plusieurs échecs en tant que jeune entrepreneur et pourtant il n’a pas baissé les bras «La pêche, c’est chaque jour une petite action, une petite réussite que l’on construit. Elle permet de mettre toutes les chances de son côté pour atteindre les objectifs souhaités», dit-il.

Cultiver la confiance en soi

Malheureusement dans notre société, les programmes scolaires ont davantage favorisé la soumission à travers l’apprentissage et les comportements des enseignants, au lieu de mettre en valeur la créativité, la responsabilité et l’épanouissement.

Bref, un tel système social développe une mentalité d’exécutant et non de gagneur.

Il n’est pas rare aussi que certains essaient de transmettre cet optimisme à d’autres. Certaines structures de promotion de l’entreprenariat, comme le Centre des jeunes dirigeants, EFE, Injaz Al Maghrib… aident les jeunes à oser. La peur d’entreprendre n’existe plus dès lors qu’ils ont le soutien qu’il faut. Cela revient à avoir de la confiance en soi. Dans des structures à l’étranger, on aide carrément les managers à libérer leur énergie grâce aux sports extrêmes. Un exemple qui a fait ses preuves.