Ce qu’on apprend dans les écoles d’ingénieurs

Les études s’étalent généralement sur cinq ans, dont deux ans de prépa.
Des disciplines plutôt techniques, mais l’ouverture sur la gestion est amorcée.
Ces écoles restent élitistes, elles ne reçoivent pas plus de 200 élèves en première année.

Des spécialistes en télécoms aux constructeurs de grands ouvrages en passant par les statisticiens et les agronomes, sous la casquette «ingénieur», il y a en réalité une grande diversité de profils. Les écoles locales forment des compétences dans pratiquement tous ces domaines. Nous avons retenu cinq écoles parmi les plus connues.

• Ecole Mohammadia des ingénieurs (EMI)
– Date de création : 1959
– Nombre de lauréats par an : 120 (chiffre approximatif)
– Cursus :
Formation scientifique
La première année est commune pour l’ensemble des élèves ingénieurs (tronc commun)
La deuxième année est commune aux élèves d’un même département (génie mécanique, génie civil, génie informatique, génie électrique, génie industriel, génie minéral et génie des procédés).
La troisième année se fait au sein des sections dispensant un enseignement spécialisé.
Formation militaire
Depuis sa création, l’EMI assure à ses étudiants une formation paramilitaire aboutissant au grade d’officier de réserve. L’enseignement militaire comprend un enseignement militaire théorique, technique et pratique ainsi que l’éducation physique militaire et les sports.

• Institut national des postes et télécommunications (INPT)
– Date de création : 1961
– Nombre de lauréats par an : 100
– Cursus :
Première année (outils mathématiques, signaux et systèmes des télécommunications, électronique pour les télécommunications, informatique et réseaux, économie et gestion, langues et communication)
Deuxième année : sept blocs fondamentaux (équipements et systèmes des télécommunications, ingénierie et systèmes des télécommunications, communications numériques, informatique et systèmes, informatique, services et réseaux, économie et gestion, langues et communication) ainsi que quatre blocs optionnels sont dispensés (télécommunications, informatique temps réel, multimédia, et gestion et management d’entreprises en technologie de l’information).

• Ecole Hassania des Travaux Publics (EHTP)
– Date de création : 1971
– Nombre de lauréats par
an : 120
– Cursus : six filières sont proposées (génie civil, génie industriel et des systèmes de télécommunications, météorologie, sciences de l’information géographique et génie informatique).

• Ecole nationale supérieure d’électricité et de mécanique (ENSEM)
– Date de création :1986
– Nombre de lauréats par an: 100 (chiffre approximatif)
– Cursus : trois ans. La première année constitue un tronc commun où l’élève ingénieur reçoit une formation scientifique complémentaire, une formation d’initiation aux sciences et techniques ainsi qu’une formation poussée en communication, gestion et langues étrangères.
En deuxième année, les étudiants reçoivent l’essentiel de la formation de l’ingénieur électricien ou mécanicien. Des activités d’équipe sont proposées : PCG (projet de culture générale), stages, mini-projets, TP…
La troisième année comprend deux parties. La première est consacrée à un enseignement spécialisé en technologie de pointe. La deuxième comprend un projet de fin d’études (durée : 5 mois).

• Ecole nationale de l’industrie minérale (ENIM)
– Date de création : 1972
– Cursus :
L’ENIM a formé des ingénieurs ayant une formation de base polyvalente, maîtrisant les techniques relatives aux grandes spécialités et ouverts aux technologies de pointe.
Le cycle des études se déroule en trois années.
1ère année : formation générale dans les sciences de base de l’ingénieur.
2e année : formation de base spécifique à chacun des départements de l’ENIM.
3e année : formation spécialisée et préparation du mémoire de fin d’études.
L’ENIM cherche en permanence à adapter les spécialités offertes aux élèves ingénieurs ainsi que les effectifs en fonction des besoins du pays et des exigences du marché de l’emploi. C’est ainsi qu’ont été créés, au fil des ans, les départements informatique, génie des procédés industriels (anciennement génie chimique), sciences des matériaux (précédemment métallurgie).

• Ecole nationale d’informatique et d’analyse des systèmes (ENSIAS)
– Date de création : 1986
– Nombre de lauréats : 100 (chiffre approximatif)
– Cursus :
L’ENSIAS assure la formation d’ingénieurs d’Etat en informatique, en trois années. Les spécialités de troisième année sont le génie logiciel, les réseaux et communications et les systèmes de gestion et d’aide à la décision.

• Institut agronomique et vétérinaire (IAV)
– Date de création : 1968
– Nombre de lauréats par an : 100
– Cursus :
Cette école forme des ingénieurs agronomes et des docteurs vétérinaires.
Pour les agronomes, le cursus se déroule en trois cycles de deux ans chacun. Les deux premiers concernent surtout les sciences de base et l’encadrement de stages en milieu rural. Au niveau du troisième cycle, l’enseignement est plus intensifié et spécialisé pour un groupe d’étudiants ayant choisi la formation «agronomie» ou «amélioration génétique des plantes». A ce niveau, l’enseignement spécialisé prend un caractère multidisciplinaire aussi bien théorique que pratique. En effet, il est conjugué à des sorties sur le terrain et des stages professionnels largement centrés sur des problèmes de développement agricole.
Maintenant la plupart de ces écoles ont ouvert des cycles supérieurs en management, lorsque les disciplines concernées ne sont pas tout simplement intégrées dans le cursus normal. Cette démarche est aujourd’hui indispensable, sinon obligatoire, sachant que plus que des ingénieurs, les entreprises cherchent de vrais leaders