Ce qui fait vivre Marrakech

Le tourisme reste la première industrie de la ville, suivi de l’agriculture et de l’artisanat.
Les mesures d’encouragement à l’investissement sont faibles.

Quels sont les secteurs qui font vivre Marrakech ? Que ce soit en terme d’emplois, d’investissement, d’activité de service, le secteur touristique figure en première place. Ce qui fait dire à Mohamed Habib Berdaï, président de la Chambre de commerce de Marrakech : «Le secteur touristique se porte bien mais je pense qu’il ne faut pas être tributaire d’un seul secteur, c’est dangereux». L’agriculture, l’artisanat et l’industrie sont également des secteurs d’activités importants pour la ville.
L’agriculture et l’agro-industrie absorbent également un grand nombre d’emplois. Ce qui fait de Marrakech l’une des villes où le taux de chômage est le plus faible puisqu’il se situe à 6%. L’industrie de l’huile d’olive, la culture de l’olive, du melon ou encore du raisin occupent une place importante dans ce secteur. «Nous nous positionnons de plus en plus sur le marché international grâce à ces cultures et nous occupons une bonne place, entre l’Espagne et l’Egypte, pour certains produits comme le raisin ou le melon», souligne Mohamed Habib Berdaï.
Le secteur artisanal, quant à lui, ne cesse de se développer et de s’industrialiser. Aujourd’hui, près de 70% des exportations artisanales du Maroc se font grâce à Marrakech.
Cependant, comme le souligne Mohamed Habib Berdaï, «il est regrettable qu’il n’y ait pas de mesures d’encouragement spécifiques à la région, notamment en matière de fiscalité». Selon nombre d’opérateurs, la région étant excentrée par rapport au centre économique du pays, ce qui induit des coûts supplémentaires de transport, des mesures d’exonération fiscales devraient être appliquées à tout nouvel investisseur dans la région. «Comment, dans ces conditions, voulez-vous encourager des industriels à venir s’implanter dans les nouvelles zones industrielles comme celle de Chichaoua ?» s’interroge Mohamed Habib Berdaï.
Des secteurs comme celui du textile se trouvent ainsi sinistrés car aucune mise à niveau n’a été entreprise pour cette activité. «Le premier secteur victime du manque de visibilté est le textile et c’est très regrettable», ajoute Mohamed Habib Berdaï.
Ainsi, si Marrakech reste une ville qui se porte bien économiquement grâce au tourisme qui reste incontestablement une locomotive pour les autres secteurs de la région, beaucoup de chantiers restent ouverts car la mise à niveau des autres secteurs est, aujourd’hui plus que jamais, une priorité pour que tous les secteurs économiques porteurs de la région évoluent à des rythmes similaires.