Cadre et étudiant ou comment mener une double vie

Accéder à  un poste de responsabilité, changer de métier, demander une augmentation de salaire ou tout simplement chercher un enrichissement personnel,
les motivations sont nombreuses pour suivre une formation.

De nos jours, beaucoup de cadres, jeunes ou moins jeunes, sacrifient une partie de leur temps libre pour suivre une formation. Du marketing à la finance, en passant par les RH, la logistique et le management, une multitude de cursus sont proposés.

Que ce soit pour accéder à un poste de responsabilité, changer de métier ou d’entreprise, créer une société, demander  une augmentation de salaire ou tout simplement chercher un enrichissement personnel, les motivations sont nombreuses mais l’objectif principal des intéressés reste celui de doper leur carrière. Le seul problème, c’est qu’il n’est pas toujours aisé de différencier les bons des mauvais cursus. Malgré toutes les promesses, il peut arriver qu’on s’ennuie dès les premiers cours, tout simplement parce que les contenus réels des programmes sont loin des attentes.

Des sacrifices sur le plan personnel

Il faut savoir avant de se lancer qu’une formation doit répondre à des besoins spécifiques. Si ce n’est pas le cas, les conséquences peuvent être désastreuses. En d’autres termes, il faut qu’elle permette d’acquérir une compétence supplémentaire utile pour le développement de la carrière.

A noter en outre qu’entreprendre une formation représente une énorme charge de travail, une mise entre parenthèses de sa vie privée pendant une ou plusieurs années, selon le type de programme choisi. Cependant, cette charge de travail est à nuancer car elle n’est pas la même pour tout le monde. Pour Mohamed Tazi, directeur associé au sein du cabinet LMS Formation, «l’indisponibilité constitue l’une des principales difficultés pour les participants. Même si les formations sont programmées en soirée ou en week-end, il n’est pas évident de mener de front deux challenges : celui de rester performant et celui de suivre “sérieusement“ sa formation».

De manière générale, les programmes sur un an sont plus intensifs que les programmes sur deux ans qui nécessitent surtout beaucoup de temps sur les six premiers mois, voire la première année.

Une formation doit également apporter tout au long de son déroulement des compétences, de nouvelles manières de faire, des outils… qui doivent permettre d’être plus performant au quotidien. «C’est pourquoi il faut privilégier les “formations actions“ ou tout au moins les formations pratiques ou à caractère opérationnel», note M. Tazi. La meilleure façon de rentabiliser rapidement son investissement.