Cabinets de rectrutement : Hamid El Othmani, DG de LMS ORH

Les cabinets doivent être plus transparents
sur leurs pratiques

Actuellement, la renommée de certains cabinets de la place n’est plus à démontrer. Nous sommes au diapason de ce qui se fait au mieux à l’échelle internationale en matière de pratiques de recrutement. La preuve, nous sommes de plus en plus sollicités par des groupes internationaux pour des missions de recrutement en Afrique notamment.
Nous espérons qu’à travers la mise en place d’une association de cabinets de recrutement, nous pouvons donner plus de visibilité aux clients et de ce fait être plus crédibles.
Le premier objectif qu’on veut réaliser à travers l’association est d’abord la professionnalisation de l’activité du recrutement.

A travers une charte, nous voulons vulgariser les méthodes et techniques pour assurer au client et au candidat le concours de qualité élevée qu’ils sont en droit d’attendre.
D’autre part, il existe un certain nombre de règles à se partager entre confrères, à savoir faire preuve d’esprit d’entraide pour la réussite des missions, l’amélioration constante des pratiques professionnelles, et l’enrichissement permanent du service offert aux clients et aux candidats. On s’interdit à cet égard toute démarche déloyale et toute initiative susceptible de nuire à la réputation ou aux activités d’un confrère.

Notre ambition est également d’être une force de proposition au niveau national. Par exemple, nous constatons actuellement une anomalie dans les modalités d’intégration dans la fonction publique. Imaginez le nombre de candidatures qu’un établissement public doit traiter à travers les concours pour une offre de deux postes. Là aussi, je pense qu’il faut penser à mettre des procédures plus simplifiées.

Côté rémunération, nous voulons également éviter certaines pratiques dont le recours au success fee (rémunération au résultat) comme base de rémunération.
La raison est que le cabinet engage des frais dans une mission et nous considérons que le client doit participer à l’engagement des frais au départ de la mission de recrutement. En cas d’échec, nous avons l’obligation de remplacer le candidat dans un délai de trois à six mois.