Auto-motivation : Avis de Ridouane El Merabet, CEO de Morservs

La créativité et l’innovation restent le moteur de tout entrepreneur.

Suite à des études au Maroc, j’ai intégré l’école He-Arc en Suisse, école d’ingénieurs où j’ai suivi une formation d’ingénieur d’Etat en Téléinformatique. J’ai poursuivi mes études à l’Université de Tours où j’ai obtenu un Master II en systèmes d’information.

C’est en étant encore étudiant que j’ai fait mes premiers pas dans le monde professionnel, avec une première expérience auprès d’un fournisseur de services et de contenus français. Par la suite, j’ai intégré l’équipe de France Telecom qui se chargeait du lancement de plusieurs filiales d’Orange en Afrique, notamment au Niger, en Ouganda et en Tunisie.

En un laps de temps, j’ai pu gravir les échelons, en passant d’ingénieur analyste programmeur à chef de projet puis à responsable de la facturation télécoms.

C’est en 2010 que j’ai quitté le salariat pour créer ma première entité, More Tel. Depuis, j’ai développé d’autres activités, notamment dans le domaine des solutions informatiques (CRM, paiement mobile…), le tout autour d’un label baptisé «More». Nous sommes présents en Afrique (Burkina, Mali, Niger…), mais aussi dans les pays du Golfe à travers différents projets.

Se lancer dans de tels challenges ne m’a pas fait du tout peur. C’est le quotidien de tout entrepreneur, surtout quand il s’agit des nouvelles technologies. La concurrence est tellement rude dans notre secteur et les moyens sont tellement réduits que nous devons aller, des fois, contre le courant et surmonter tous les obstacles afin de s’imposer en tant qu’acteur majeur dans notre domaine. Pour moi, cela reste une satisfaction personnelle.

Le Maroc est l’un des pays qui ont fait le choix de s’ouvrir sur l’Occident, et les multinationales qui viennent investir dans notre pays… Cependant, en tant qu’ingénieurs marocains, nous sommes dans l’obligation de faire davantage d’efforts afin d’exceller dans notre métier, pour ainsi réaliser nos objectifs et nous tailler une part de marché aux côtés des grands. En autofinancement, en choix de compétences locales, nous avons opté pour le nationalisme dans notre approche de recherche et développement avant même de parler d’un label national collé à nos produits intégrés au Maroc ou à l’étranger.

Mis à part le fait de réussir des projets en concurrence directe avec les éditeurs et les intégrateurs de renom mondial, pour moi l’un des plus grands défis réussis aujourd’hui reste l’adoption d’une approche managériale plutôt que de se focaliser sur l’aspect technique et opérationnel de nos activités.

D’autre part, la créativité et l’innovation restent le moteur de tout entrepreneur. C’est le fait d’être entouré de compétences jeunes d’esprit, d’être à l’écoute des avis des autres, d’entretenir une veille et traduire le message de la création en force de vente qui fait le succès. Mais il faut d’abord y croire.