Apprendre à  apprendre rapidement et durablement

L’état d’hypnose pourrait être considéré comme un état d’hyper-apprentissage. L’hypnose permet une véritable exploration de soi, qui est souvent la porte ouverte à  des changements, à  des améliorations.

Comment fonctionne notre mémoire et comment l’améliorer, comment être concentré ou encore comment être créatif ? A aucun moment dans notre scolarité, nous avons véritablement appris à apprendre. Or, ces connaissances sont précieuses et même déterminantes pour la scolarité d’un enfant, d’un adolescent ou pour l’adulte en activité. Comment alors construire un état de confiance? Comment gérer le stress d’un examen ? Comment transformer une difficulté en un défi plaisant ? Nous savons que ce type de capacités est essentiel et que les personnes que nous qualifions de «douées» ont simplement une facilité à contrôler ces aspects de leur vie. Nous pourrions croire que ces capacités sont innées, mais nous remarquons plutôt qu’elles sont le fruit d’habitudes, de répétitions et de l’éducation. Elles sont donc flexibles et il est possible de les modifier. Aujourd’hui, les avancées dans des domaines comme celui de la psychologie sociale ou des neurosciences nous permettent mieux de comprendre comment fonctionne notre cerveau. Tout le monde peut avoir une bonne mémoire et chacun peut rapidement améliorer sa capacité d’apprentissage.

Des neurosciences à l’hypnose

Grâce aux progrès en neurosciences, nous commençons à comprendre ce qui se passe en nous lorsque nous sommes hypnotisés. Pour simplifier, l’état d’hypnose pourrait être considéré comme un état d’hyper-apprentissage: dans cet état, nous pouvons apprendre et retenir bien plus facilement, et, surtout, l’apprentissage est tout de suite intégré à un niveau profond et durable. Mais c’est aussi un état où nous pouvons «désapprendre», c’est-à-dire que sous hypnose une personne peut littéralement «lâcher» un comportement pour le remplacer par un autre.
Pour bien comprendre ce mécanisme, il faut nous rappeler que nous avons «3 cerveaux». Un cerveau logique tout d’abord : le cortex, qui gère nos raisonnements et nos pensées. C’est le siège de ce que nous nommons habituellement l’intelligence. C’est la partie la plus récente de notre cerveau. Un cerveau émotionnel ensuite, le cerveau limbique, qui gère nos ressentis. Un cerveau reptilien enfin qui est celui de nos reflexes, c’est notre partie «animale».
Le contrôle conscient n’atteint que le premier, le cerveau logique, et nous avons beaucoup de mal à avoir une action précise sur les deux autres : quand ils sont activés ils nous submergent. Le plus souvent, cela nous est utile : si une voiture nous fonce dessus, nous sommes heureux d’avoir un bon réflexe, plus rapide que notre pensée ! Ce réflexe provient du cerveau reptilien. Mais, parfois, des réflexes et des émotions se déclenchent en nous sans que nous le désirions. L’état d’hypnose permet de faire communiquer ces différentes parties, de les «réconcilier» et de les faire aller dans la même direction. En quelques sortes, il s’agit de négocier avec le cerveau pour, par exemple, lui faire «lâcher» un réflexe, ou apaiser une émotion.  

Du mythe à la réalité

L’état hypnotique ressemble plutôt à une rêverie profonde, agréable, dans laquelle on est particulièrement à l’écoute de tout ce qui se passe en nous, et de ce qui nous échappe habituellement. Ainsi, une personne plongée dans l’état d’hypnose va développer une capacité à mieux comprendre et ressentir ce qui habituellement se crée chez elle à un niveau inconscient. Le plus souvent, nos comportements ne sont générés que par notre inconscient : quelqu’un qui souffre d’insomnie fait tout pour s’endormir mais n’y parvient pas. Une personne qui a une peur, qui a du stress avant un examen, va tenter de se raisonner… mais va tout de même être submergée par son émotion, même si elle trouve cela absurde. Dans ces exemples et dans bien d’autres, on comprend qu’il est difficile de changer consciemment, par la simple volonté. L’hypnose permet justement d’aller à la racine de ces fonctionnements, là où ils ont été créés et là où ils sont entretenus. A partir de là, il est bien plus simple et rapide de créer un changement, d’amener une personne à se libérer de ses conditionnements, à dépasser ses limites.
De ce fait, l’hypnose permet une véritable exploration de soi, qui est souvent la porte ouverte à des changements, à des améliorations. On pourrait dire qu’il est possible avec l’hypnose d’éduquer et de renforcer l’impact du mental et toutes les conséquences que cela peut avoir. Dans certains pays, l’hypnose commence à être utilisée à l’école, pour le travail sur la mémoire et la concentration. Les sportifs de haut niveau s’en servent pour améliorer leur performance et renforcer leur mental. Derrière tout cela se cache une idée simple : nous n’avons pas appris dans notre éducation à contrôler notre cerveau. Il nous manque le mode d’emploi, la méthode. L’hypnose est sans doute la discipline qui nous aide le plus à disposer de ce contrôle : apprendre à apprendre ou l’hypno-apprentissage, c’est découvrir le mode d’emploi du cerveau. La préparation mentale qui est proposée  permet un travail complet et profond, adapté au caractère de chacun ainsi qu’à son niveau et à ses attentes. Elle porte sur deux principaux aspects :
– Le développement des capacités «techniques» : mémorisation, concentration, accès à l’information, organisation des connaissances, créativité, esprit d’à-propos…
– Les capacités émotionnelles et sociales : gestion des stress liés à la scolarité, travail sur la confiance, sur le plaisir d’apprendre, sur l’autonomisation, le goût du défi et du dépassement de soi, la mise en avant…