«Pourquoi c’est toujours sur moi que ça tombe ?»

A chaque fois qu’il y a du travail en plus, un nouveau projet compliqué ou même un dossier dont personne ne veut, à  qui on pense? A MOI bien sûr ! Donc, pendant que les autres se prélassent, rentrent chez eux à  17h, moi je démarre ma deuxième journée et ne quitte le bureau qu’au plus tôt à  21 heures…chaque jour !
Même si j’ai le soutien et la confiance de mon chef, j’aimerais bien quand même qu’il se rappelle que je ne suis pas le seul membre de son équipe et que les autres pourraient aussi faire leur travail !
Je suis fatigué ! Que me conseillez-vous ?

Plus on en fait, plus on apprend ! Alors vous pouvez au moins vous dire que, vous concernant, vous apprenez très vite ! Maintenant, si ce rythme de travail ne vous convient plus, il va falloir effectivement changer certaines choses…

Parce que vous en êtes responsable

Vous vous demandez pourquoi cela tombe toujours sur vous ? Et bien tout simplement par votre faute! Et oui, je sais que cette réponse n’est pas forcément celle que vous attendiez mais elle est malheureusement la bonne… Car, si vous avez à gérer tous ces dossiers c’est que vous avez laissé la porte ouverte : un «champ des possibles» en quelque sorte…
Vous êtes connu et reconnu dans l’entreprise comme LE bosseur de l’équipe, premier arrivé et dernier sorti, consultant de manière compulsive ses emails à minuit et les week-end, toujours sur la brèche et disponible. Rappelez-vous de cela, nous avons toujours notre part de responsabilité lorsqu’un dysfonctionnement arrive, qu’on en soit l’initiateur ou simplement celui qui n’a pas su arrêter/ralentir la machine à temps! Alors, certes, votre manager devrait être plus équitable dans la répartition de la charge de travail, mais vous avez AUSSI votre mot à dire!

Apprenez à dire non

Nous avons tous au cours de notre vie professionnelle des moments où nous travaillons plus dur que d’autres. Mais lorsque le rythme de croisière consiste à «faire» tous les jours 15h de travail, lorsque le week-end est rempli de réunions et autres conf ’calls, là il est temps de s’alerter… D’abord parce que vous avez une famille et que vous ne voulez certainement pas «perdre votre vie à la gagner». Et ensuite parce que vous ne pourrez pas suivre ce rythme en permanence sans accuser d’abord des signes d’essoufflement (la preuve), puis d’épuisement total…

Alors apprenez à dire non! Un non courtois et ferme à la fois !
Bien sûr, il ne s’agit pas pour vous d’imposer à votre boss un revirement radical mais d’apprendre progressivement à travailler moins et…pourquoi pas : mieux !

Gérez votre relation à votre image

Vous ne serez donc plus reconnu comme «le bosseur» de la boîte… en tout cas selon certains critères. Alors comment allez-vous le vivre, «dépouillé» de cette «légitimité» ?

C’est une question qui serait intéressante à creuser.Et pourquoi est-ce si important pour vous d’être celui qui en fait toujours plus que les autres ? Le faites-vous pour vous ou parce que vous vous nourrissez -peut-être un peu trop- de reconnaissance et de l’image que vous projetez aux autres ?

Reprenons pour terminer les mots de ce célèbre humoriste français Philippe Bouvard qui disait à ce propos : «Le bonheur consiste aussi à ne plus faire certaines choses qu’on croyait indispensables».