«La validation des acquis manque encore de cadre juridique»

Avis de Imad-Eddine Hatimi, Doyen de la Faculté de Management, Mundiapolis.

La validation des acquis professionnels revêt aujourd’hui une importance capitale pour le développement économique et social. Elle constitue, pour les salariés et les entreprises, le meilleur moyen de s’adapter aux changements organisationnels et technologiques.

Malheureusement, elle ne peut avoir lieu pour les diplômes marocains vu l’absence d’un texte de loi qui prévoit cela et vu que la formation continue n’est pas régie par des règles qui précisent clairement des bilans de compétences auxquels elle doit répondre à l’instar de ce qui se fait pour la formation professionnelle. Elle peut concerner en revanche les diplômes étrangers, en l’occurrence français, offerts sur le territoire marocain et qui sont régies par des lois de leur pays d’origine qui permettent la validation de l’expérience professionnelle. Cette démarche obéit bien entendu à une procédure stricte qui repose sur une étude approfondie de dossier (CV, attestations, formulaire à remplir…) et une audition des candidats.

Ainsi, elle peut donner accès à la validation d’un diplôme ou généralement une partie des requis d’un diplôme en exigeant du candidat de combler l’écart par une formation complémentaire. En France par exemple, et depuis la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002, la validation des acquis de l’expérience (VAE) est inscrite dans le code de l’éducation et dans le code du travail. Il est désormais reconnu que l’activité produit des compétences professionnelles.

Le diplôme ou le titre choisi doit être en rapport avec les activités exercées. Il a exactement la même valeur qu’un diplôme obtenu à l’issue d’une formation.