A/H1N1 : les entreprises sur le qui-vive

Sur trente entreprises interrogées, la majorité a pris au sérieux les risques de propagation de la maladie.
Sensibilisation, mise en place de comités de prévention, cellules de veille et plan de continuation sont les principales mesures prises ou à  prendre.

Depuis quelques jours, on ne parle plus que de la grippe A/H1N1 qui se répand, particulièrement dans les écoles. Apparemment, l’entreprise, autre lieu de concentration de personnes, est encore épargnée. Du moins, il n’y a encore aucun cas rendu public. Une enquête réalisée pour des raisons professionnelles par Abdelhakim Mhaid, responsable RH dans la filiale locale d’une multinationale, entre septembre et courant octobre, conclut à l’inexistence du mal dans la trentaine d’entreprises interrogées. Cependant, le travail ne s’est pas limité à un état des lieux. L’objectif était principalement de «partager les bonnes pratiques et mesures possibles en vue de préserver la santé des salariés sur les lieux de travail parce qu’en cas d’épidémie grippale, les entreprises pourraient se trouver face à des records d’absentéisme. D’ailleurs, la majorité des entreprises interviewées ont pris au sérieux la gestion du risque de propagation du virus», explique M. Mhaid.
Deux volets ont été abordés sur la gestion de la maladie : les mesures de prévention et l’établissement d’un plan de continuité de l’activité (PCA) en cas de transformation du virus en pandémie.

Mise en place d’un plan de continuité d’activité
Les résultats montrent que les entreprises, les plus grandes en tout cas, essaient d’anticiper pour pouvoir fonctionner normalement. Parmi le dispositif annoncé, les unes et les autres ont opté pour la mise en place d’un comité de prévention, l’élaboration de stratégies pour la poursuite de l’activité et la constitution de stocks de masques. Il y a aussi les mesures de sensibilisation qui ont surtout porté sur des campagnes de communication avec des affiches indiquant les mesures à prendre pour se protéger et protéger les autres contre le virus.Les entreprises interrogées ont surtout insisté sur la mise en place d’une cellule de veille dont la mission principale est de préparer le plan de continuité d’activité (PCA). Celui-ci doit tenir compte de plusieurs paramètres : détermination de l’impact en cas d’épidémie ou de pandémie sur l’activité (volumes, chiffre d’affaires, productivité…), planification des opérations en cas d’absences nombreuses, analyse des répercussions financières, évaluation des risques pour le personnel qui voyage fréquemment, gestion des communications auprès du personnel et des clients…