33% des cadres européens envisagent de changer d’air d’ici la fin d’année

La propention à  vouloir changer d’emploi est plus forte, 44%, chez les salariés à¢gés entre 18 et 34 ans.
Les salariés irlandais (49%) et britanniques (47%) sont les plus résignés à  le faire.

Selon Aon Consulting, leader mondial du conseil en protection sociale et en ressources humaines, 33% des salariés européens auraient l’intention de chercher un nouvel emploi d’ici la fin de l’année, malgré la «double récession» envisageable.
Même si rien ne permet pour le moment de dire si la réalité économique donnera à ces salariés la possibilité de concrétiser leurs intentions, les employeurs vont devoir revoir leur politique de fidélisation du personnel afin de s’assurer que les meilleurs talents ne feront pas partie de ceux qui quitteront le navire à la première occasion. Sans en arriver à cette situation extrême, il se pourrait que ces salariés clés, moins motivés, augmentent leur nombre de jours d’absence. Dans ces deux cas de figure c’est bien la performance économique de l’entreprise qui en pâtira !
Avec respectivement 49,4% et 47,4%, les salariés irlandais et britanniques figurent de loin parmi ceux qui affichent la plus ferme intention de changer d’emploi. Viennent ensuite les norvégiens en 3e position avec un pourcentage de 36,4% d’intentions et les Français se situant à la 6e place à 32, 7%.
De l’autre côté, le degré de satisfaction au travail semble être le plus élevé en Belgique et aux Pays-Bas avec une proportion relativement faible (respectivement 17,5% et 17,4% ) de salariés déclarant avoir l’intention de se mettre en quête d’un nouvel emploi cette année.

Près de 20% des salariés âgés de 55 à 64 ans envisagent de quitter leur emploi

En Europe, en moyenne 20% des salariés âgés de 55 à 64 ans envisagent de quitter leur emploi. Parallèlement, 44% des salariés de 18 à 34 ans, soit une proportion non négligeable, affirment être tentés par la recherche d’un nouvel emploi. «Un nombre élevé de départs, tout particulièrement au sein des équipes dirigeantes, peut fortement perturber la stratégie de croissance d’une entreprise. Le moment est donc idéal pour les employeurs de mettre en oeuvre des politiques de motivation pour les collaborateurs clés en se livrant à une analyse approfondie de leurs conditions de rémunération. Parmi les possibilités qui s’offrent à eux, figurent la mise en place ou la redéfinition de packages sociaux à personnalisés permettant un meilleur ajustement des avantages sociaux aux besoins des salariés», commente Bertrand Pitavy, directeur du Développement chez Aon Consulting.
Ces résultats sont issus de l’étude comparative en ligne (European Employee Benefits Benchmark Survey) réalisée par Aon Consulting au niveau européen auprès de 7 500 salariés en France, en Belgique, au Danemark, en Allemagne, en Irlande, aux Pays-Bas, en Norvège, en Espagne, en Suisse et au Royaume-Uni. Cette étude s’intéresse notamment à la perception des salariés sur différents thèmes que sont la retraite, la protection sociale, l’emploi…


Source : Indicerh.net