2020, une année à oublier pour le recrutement

• La crise sanitaire a eu un impact sur la feuille de route stratégique d’une majorité d’entreprises contraintes de revoir leurs priorités.
• On aura assisté à l’émergence de nouvelles expertises et le renforcement de certaines fonctions.

L’année 2020 a été pratiquement blanche pour le recrutement. Plus de 589 000 emplois ont ainsi été perdus entre le deuxième trimestre de 2019 et la même période de 2020, contre une création annuelle moyenne de 64 000 postes au cours des trois années précédentes.
Une perte qui a touché pratiquement tous les secteurs d’activité dont l’agriculture (477 000 postes), les services (30 000 postes), l’industrie (69 000 postes) y compris l’artisanat ou encore le BTP (9 000 postes).
Pour ainsi dire, la crise a eu un impact sur la feuille de route stratégique d’une majorité d’entreprises contraintes de revoir leurs priorités.
Malgré une économie affaiblie et un recul historique des embauches, la crise a pourtant fait émerger des besoins de recrutement dans certains secteurs d’activité, notamment le domaine de la santé, l’industrie agroalimentaire et les FMCG, l’agriculture, mais aussi le domaine de l’informatique.
Selon les spécialistes du recrutement, l’émergence de nouvelles expertises et le renforcement de certaines fonctions a été de mise. Il y en a qui ont été particulièrement concernées, principalement la Direction générale, l’IT, le digital, la production, le QHSE et la R&D.

L’intérêt pour les profils classiques RH reste toujours manifeste
L’intérêt pour les profils classiques comme les financiers, les RH, reste également manifeste. Ces profils ont pour rôle principalement d’encadrer au mieux tant la gestion financière de l’entreprise que les ressources humaines en lien avec la crise sanitaire.
Des profils classiques comme les ingénieurs et les commerciaux confirmés sont connus pour être rares et constamment prisés. Malgré la crise sanitaire, les entreprises ont fait le choix de maintenir la recherche de ces profils pénuriques et veulent se préparer au mieux à la reprise. La sortie de crise passera aussi par l’alignement, à travers des évaluations objectives, des hommes avec leurs postes pour renforcer la performance, aussi bien individuelle que collective. Qui plus est, les collaborateurs devront être en mesure de se former à de nouveaux métiers, d’adopter des soft-skills qui incarnent la culture d’entreprise et de développer la pluri-compétence grâce à la généralisation de programmes de reskilling et d’upskilling.