2019 serait-elle une année du surplace?

L’année 2019 aura été marquée sur plusieurs plans, à commencer par l’éternelle vague d’exode des profils IT. Les recrutements ont été très réfléchis pour se limiter aux postes ayant une relation directe avec la création du business.

Emploi, entrepreneuriat, fuite des profils IT, transformation digitale…, l’année 2019 aura été marquée sur plusieurs plans, à commencer par l’éternelle vague d’exode des profils IT qui ont posé plusieurs interrogations sur la fidélisation des cadres. Des voix se sont élevées pour dénoncer le manque d’implication des entreprises à pouvoir retenir les compétences locales.

Comme sa précédente, 2019 aura connu également l’élan de transformation digitale que bon nombre de grands groupes se sont mis dedans, notamment en se servant des nouvelles technologies pour s’adapter aux nouveaux comportements des consommateurs qui réclament des produits et des services personnalisés et une relation à valeur ajoutée.

La transition digitale a amené les entreprises à promouvoir et intégrer de nouveaux outils technologiques dans les usages internes, à gérer de nouveaux métiers d’expertise et à anticiper leur évolution au sein de l’entreprise. En complément des fonctions classiques, de nouveaux profils ont fait leur apparition ces deux dernières années, notamment les digital marketing managers, les e-procurement managers, les e-commerce specialists, les data scientits ou encore des experts en intelligence artificielle.

La tendance en matière de recrutement et d’augmentation des salaires a été timorée

Sur le plan RH, à signaler que la tendance en matière de recrutement et d’augmentation des salaires a été timorée. Les augmentations moyennes, tous secteurs confondus, ne dépassant pas les 2,5%. Les recrutements ont été aussi très réfléchis pour se limiter aux postes ayant une relation directe avec la création du business (commerciaux, recouvreurs, gestion de projets…). Les métiers supports n’ont pas connu de changement significatif en termes de salaires.
Par ailleurs, les entreprises marocaines d’aujourd’hui, qui évoluent dans des secteurs compétitifs, veulent miser sur les hommes, tous métiers confondus, qui peuvent faire la différence face à la crise.

Enfin, terminons sur une bonne note. L’écosystème entrepreneurial continue son chemin et prend forme petit à petit. Au point que les entreprises développent de plus en plus de nouvelles formes d’organisation telles que l’intraentrepreneuriat ou encore les digital factory. Pourquoi pas une façon de retenir les meilleurs profils sur des projets encore plus stimulants.

Karim Bannaoui, DG de RH Value
Karim Bannaoui, DG de RH Value

 

Oussama Choubai, DG de Digitancy – membre de la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (APEBI)
Oussama Choubai, DG de Digitancy – membre de la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (APEBI)

 

Houcine Berbou, DG du cabinet Academus Training
Houcine Berbou, DG du cabinet Academus Training