Les indicateurs toujours au vert pour les SCPI

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Avant d’investir, il importe de se renseigner sur la société civile de placement immobilier, ce qui est d’autant plus vrai en ces temps de crise. En effet, certaines catégories sont plus touchées que d’autres, bien que globalement, ce type de placement reste très performant. Le niveau des collectes du dernier trimestre 2020 est conforme aux attentes et les indicateurs sont de nature à rassurer.

Un rendement toujours attrayant

Dans un contexte de crise sanitaire rapidement devenue économique, les sociétés civiles de placement immobilier ont su prouver leur résistance et leur faculté de délivrer un rendement régulier. Tout d’abord, elles disposent d’un sérieux atout : la mutualisation des risques locatifs. Grâce à la multiplicité des actifs, des locataires et des biens immobiliers éparpillés dans diverses zones géographiques, elles se démarquent clairement des livrets bancaires, des assurances-vie ou du fond euros dont les taux sont historiquement bas. Ainsi, elles proposent une rémunération toujours attractive, avec un rendement moyen de 4,81 % sur les quatre derniers trimestres. Il est vrai que les spécialistes observent un léger tassement des performances pour le premier trimestre, mais il s’agit seulement d’une baisse de 0,2 point en un an. Ces scores sont d’autant plus admirables que la collecte nette s’élève à 1 milliard d’euros. Comme l’indique pierrepapier, la reprise est bien là et même si ces chiffres témoignent de l’impact de la crise sur le moral des épargnants, ils n’ont jamais été aussi nombreux à acheter des parts dans les SCPI.

Des secteurs rentables grâce à la crise

Cette performance cache néanmoins de fortes disparités entre les différentes typologies de sociétés civiles de placement immobilier.

La prospérité des SCPI multi-sectorielles

Selon leur stratégie, elles peuvent investir dans différents secteurs de l’immobilier et fort est de constater que celles qui se diversifient sur plusieurs classes d’actifs montrent davantage de résilience face aux retournements de marché. Cependant, une société civile spécialisée sur un domaine d’investissement en particulier peut offrir de meilleurs rendements. Ainsi, si les SCPI de commerce sont les plus impactées par la Covid-19, le succès des SCPI spécialisées n’est pas remis en cause, à l’image de Primofamily dont la politique d’investissement mise sur les immeubles résidentiels. Les sociétés civiles de placement immobilier diversifiées ont le privilège de disposer d’un patrimoine varié, ce qui leur permet de subir les chocs de manière plus maîtrisée et limitée. Elles peuvent donc revendiquer une collecte généreuse malgré la crise.

Des périmètres d’activité plus impactés que d’autres

Avec le confinement et le report des loyers pour les entreprises en difficulté, certaines sociétés civiles de placement immobilier ressentent davantage les effets de la pandémie du Coronavirus selon les classes d’actifs concernées. Les SCPI de commerce et de l’hôtellerie sont les plus durement touchées, et pour cause : les entreprises se sont trouvées contraintes de cesser leur activité durant le confinement et les loyers n’ont donc pas pu être encaissés. Le retentissement est là encore à différentes échelles, puisque les commerces alimentaires bénéficient tout naturellement d’un dynamisme constant et d’une excellente stabilité. Quoi qu’il en soit, les sociétés civiles de placement immobilier positionnées sur le domaine médical sont les premières à profiter de la crise, comme Pierval Santé. En plus du vieillissement de la population, il est aujourd’hui possible d’investir dans des parcs immobiliers à usage strictement médicale tels que des cliniques ou des résidences EHPAD. Les sociétés civiles de placement immobilier de bureaux mettent également en avant des performances rassurantes. En effet, les locaux sont loués à de grandes entreprises et les locataires sont bien souvent engagés sur des baux de longue durée. Quant aux SCPI spécialisées dans la logistique, la croissance du e-commerce leur a permis de maintenir leurs investissements.

Le RAN, l’indicateur à suivre

Le report à nouveau constitue une réserve financière sur laquelle les sociétés civiles de placement immobilier peuvent compter pour faire face aux aléas locatifs. Lorsqu’une société de gestion encaisse les loyers, elle reverse la majeure partie aux épargnants. Le reste permet de rémunérer la gestion locative et à alimenter cette trésorerie. Même s’il n’existe pas de fonds précis que doit détenir une société civile de placement immobilier, une provision de 10 % minimum est requis pour un investissement pérenne. Ceci lui laisse une réserve d’argent de 75 jours de loyers en moyenne, correspondant à une situation où le recouvrement est nul. Il est donc possible de minimiser les effets négatifs liés aux impayés. À titre d’exemple, le RAN de la SCPI Edissimmo dépasse les 9 mois, soit environ 287 jours. Elle pourrait donc apporter le même niveau de dividendes à ses associés durant 287 jours sans recevoir de loyers. Certes, la situation est imaginable, mais il reste peu probable que la totalité des locataires arrêtent de payer leurs loyers pendant si longtemps. Malgré tout, il s’agit d’un risque et avec la crise économique et sanitaire actuelle, la gestion de la trésorerie d’une société civile de placement immobilier demeure un critère essentiel à surveiller avant d’investir dans la pierre-papier.