1972 : ASTRAL avait déjà 50 ans

Il y a déjà un demi-siècle, La Vie éco racontait l’histoire de l’installation, haute en couleur, d’une marque de peinture qui en a bien blanchi des murs marocains.

La Société des peintures Astral Celluco a fêté le 15 décembre dernier le 50e anniversaire de son installation au Maroc.
C’est à partir de 1919 en effet que les Peintures Astral qui à l’époque avaient comme raison sociale «Les fils Levy – Finger» étaient importées au Maroc et en 1992, il y a donc 50 ans, un agent général de cette société s’installait dans ce qui est aujourd’hui le Boulevard Lalla Yacout à Casablanca.
En 1928, la société créait sa propre succursale rue de Provins et aujourd’hui encore, le siège de la société marocaine Astral et ses services commerciaux y sont toujours installés, mais après avoir subi de nombreuses améliorations évidemment.
Le premier atelier de fabrication de vernis et de blanc broyé qui ne couvrait qu’une modeste installation derrière les locaux commerciaux, fut rapidement submergé par l’essor de la ville et, en 1932, la société faisait l’acquisition d’un terrain de 10.000 m2 dans le quartier industriel nouvellement créé des Roches –Noires.
Les premiers bâtiments sont terminés en 1934 et dès lors, ils n’ont guère cessé d’être transformés, modernisés et étendus pour atteindre actuellement 5.000 m2 couverts.

Un agent général au Boulevard Lalla Yacout
L’histoire d’Astral Celluco au Maroc est étroitement liée à la carrière même de M. Raoul Jué qui entra à la société Astral à Marseille en 1992. Il prit la direction de la succursale d’Oran en 1928, puis lorsque sonna en 1934 pour la succursale du Maroc l’heure de l’industrialisation, ce fut à lui que l’on fit appel pour assurer la direction de cette importante opération. Son dynamisme se communique à cette jeune industrie et la hissa au tout premier rang des entreprises marocaines.
Pendant la guerre, les activités de M. Raoul Jué lui valurent l’attribution de la Légion d’honneur.
Après l’interruption due aux hostilités, Raoul Jué, conscient des immenses possibilités qui s’offraient au Maroc, entreprenait de transformer l’affaire sur une échelle plus moderne, plus dynamique et il prenait comme cette nouvelle mutation Jean Despatin, ingénieur ECP. La société se transformait de succursale en société anonyme marocaine des peintures Astral Celluco. C’est le 1er janvier 1950 que cette société était créée au capital de 1 million de DH, porté par la suite à 2 millions puis à 3 millions de DH.
Ce programme est en cours d’achèvement et fait d’Astral Celluco une des unités de production les plus modernes et les plus puissantes d’Afrique.

Dans le giron du groupe néerlandais «Akzo»
Elle est placée sous la direction d’Henri Bervas, ingénieur-chimiste. Elle emploie 140 personnes et à une capacité de production de 1 000 tonnes par mois, permettant de couvrir toute la gamme des peintures et vernis.
Il est intéressant de noter que la société française Astral s’est intégrée depuis 1970 dans le puissant groupe chimique néerlandais «Akzo» dont les énormes moyens qui permettent d’entretenir des laboratoires de recherches et d’améliorer constamment une technique de réputation mondiale.
La société marocaine bénéficie de cette recherche en raison des liens qui l’unissent encore à la société-mère. Diposant ainsi des produits de qualité internationale, les services commerciaux d’Astral Celluco, animé par M. Robert Grimonet, maintiennent un contact permanent avec une clientèle de plus en plus étendue et assure une livraison extrêmement rapide dans toute les parties du Maroc.
Il est à signaler également que la Société anonyme Astral Celluco a un politique sociale qui peut être citée en exemple, notamment pour les assurances-maladie, caisse de retraite, logements, etc.
A l’occasion de ce 50e anniversaire, une grande réception était donnée vendredi dernier dans les salons de l’hôtel El Mansour au cours de laquelle de nombreuses personnalités étaient présentes, au premier rang Arsalane El Jadidi, ministre du Travail, des Affaires sociales, de la Jeunesse et des Sports.

 

A la Une de «La Vie Economique», le 22 décembre 1972. Un certain Bouliste tirait déjà sur tout ce qui bougeait. Et il revient…