Les difficultés de trésorerie ralentissent la production des industries textiles

Les paiements à  tous les échelons sont très lents et finalement c’est l’industrie qui souffre plus que les intermédiaires de cette conjoncture.

Situation assez difficile dans le textile, liée essentiellement à des raisons de trésorerie. Les paiements à tous les échelons sont très lents et finalement c’est l’industrie qui souffre plus que les intermédiaires de cette conjoncture. Les industriels sont, en effet, souvent contraints de ralentir leur production, avec toutes les répercussions que ces mouvements entraînent, sur le plan social notamment. Les règlements par traites se multiplient et les échéances sont souvent reportées, créant une gêne considérable, aussi bien pour les usines et les stocks que chez les grossistes. On espère, cependant, dans ces différentes branches que la situation ne soit que passagère. Car il semble maintenant établi que les difficultés se présentent chaque année à cette période. On ne se montre ainsi pas trop pessimiste en songeant que la récolte de céréales est cette année assez satisfaisante et devrait entraîner une relance dans le commerce, en particulier dans le tissu et la confection.
Néanmoins, dans cette branche, il reste à trouver des solutions efficaces pour développer les exportations. Un projet avait d’ailleurs été élaboré et présenté au ministre du commerce et de l’industrie, alors en fonction, M. Jaïdi. Cependant, il semble que certaines modifications importantes auraient dû y être apportées pour pouvoir le rendre réalisable ?