Philips fait la promotion de ses innovations pour l’Afrique

A l’occasion de l’Africa Innovation Experience, Philips a présenté ses toutes dernières innovations en matière de santé & bien-être et éclairage public. Elle mise sur des appareils mobiles et connectés pour contribuer à l’amélioration de la vie de 3 milliards de personnes d’ici 2025.

La question ne se pose même plus. Du Maroc à l’Afrique du Sud, le continent africain est bel et bien devenu le marché à conquérir pour les multinationales et industriels historiques. Dans cette course, Philips n’est pas le dernier à sortir des starting-blocks, comme a pu le constater la presse marocaine, invitée, tout comme une douzaine d’autres journalistes panafricains, à découvrir les innovations de l’industriel hollandais à Johannesburg, en Afrique du Sud, à l’occasion de la Philips Africa Innovation Experience. Sur place, entre démonstrations de prototypes et visites sur le terrain, le géant hollandais de l’électronique a présenté son éventail d’innovations et de partenariats aussi bien en matière de santé et bien-être que dans le domaine de l’éclairage public, rappelant ainsi la décision prise, l’année dernière, par la société de se transformer en deux sociétés, l’une dédiée à la santé et au bien-être, HealthTech, et l’autre à l’éclairage, Lighting.

Ce n’est pas un hasard si Philips a choisi de se concentrer sur ces deux domaines d’activité, qui ont représenté 77% des ventes globales sur les 12 derniers mois (à fin juin 2015), pour atteindre son objectif d’améliorer la vie de 3 milliards de personnes d’ici 2025. Après tout, 22% de la population mondiale seront âgés de plus de 60 ans en 2050, contre 11% en 2000, et seulement 62% de la population actuelle estiment que leur état de santé globale et de bien-être est «bon» ou «très bon». De la même façon, d’incroyables opportunités sont aujourd’hui réalisables dans l’éclairage public, un poste qui représente 19% de la consommation mondiale d’électricité, grâce à la technologie LED.

Le géant hollandais veut sa part dans la santé connectée

En partant du principe que les populations, même africaines, vivent plus longtemps et sont donc davantage exposées à des maladies chroniques (diabète, arthrose, etc.), Philips tente ainsi de se faire une place sur le marché en plein développement de la «santé connectée». En 2016, l’entreprise lancera donc les premiers appareils qui, connectés au Philips Personal Health Program, permettront au grand public de surveiller leur santé à la maison. Une montre connectée, un pèse-personne, un thermomètre et deux moniteurs de tension artérielle feront ainsi leur apparition. Le PulseRelief, censé soulager les maux de dos grâce à la lumière LED qu’il diffuse et actuellement en cours de lancement dans certains pays européens, ainsi que l’application Smartphone pour diabétiques de type 1 (en cours de développement) complètent cette offre qui s’adresse au grand public. Pour les professionnels de la santé, Philips s’apprête à lancer Minicare Acute, un appareil portatif dont le capteur Magnotech permet des analyses de sang rapides incluant notamment les niveaux d’hormones ou de protéines. Ce dernier rejoindra VisiQ, un échographe mobile combiné à une tablette utilisable en salle d’opération comme en ambulance ou dans les campagnes, ou encore le Children’s Automated Respiration Monitor (CHARM) qui facilite le diagnostic de pneumonie chez les jeunes enfants.

Philips

Côté éclairage public, Philips a dévoilé le Power-over-Ethernet (PoE), un système d’éclairage connecté pour les open-spaces qui peut être contrôlé par les utilisateurs via leur Smartphone. La marque espère bien développer ce système avec les autorités locales marocaines.

Moderniser la santé en nouant des partenariats avec le public

En Afrique du Sud, Philips n’a pas hésité à nouer des partenariats avec le secteur public, à commencer par le ministère de la santé, pour introduire ses innovations. C’est ainsi qu’une clinique mobile, entièrement équipée par le fabricant néerlandais, fournit, depuis mai dernier, soins dentaires et soins prénataux et post-nataux aux femmes de la communauté des townships de Diepsloot, Cosmo City et Orange Farm, dans la périphérie de Johannesburg. Avec l’Université de Johannesburg (UJ), Philips a développé un autre modèle de partenariat qui a permis à l’UJ de se doter de l’unique clinique de simulation sur le continent africain. Tout au long de leur cursus, les étudiants profitent ainsi d’installations à taille réelle, équipées d’appareils Philips bien sûr, sur lesquelles ils peuvent pratiquer différents scénarii. Deux expériences qui pourraient facilement être dupliquées au Maroc si ce dernier ne donnait toujours pas la priorité au moins-disant.

Philips2