ENSEIGNEMENT : Tous les acteurs s’activent pour enrichir l’offre de formation

Le secteur compte 2 200 filières publiques et 750 privées. Plusieurs champs disciplinaires se sont rajoutés à l’offre de formation classique dans les établissements publics. Les écoles privées, elles, enrichissent régulièrement leur programme.

L’offre de formation supérieure au Maroc s’est beaucoup développée ces dernières années, que ce soit dans le secteur public ou privé. Elle s’est enrichie de plusieurs programmes et filières que les étudiants n’hésitent pas à suivre pour accompagner l’évolution du marché de l’emploi. Actuellement, l’offre de formation compte près de 2 200 filières publiques et 750 privées couvrant la majorité des domaines de formation.

Dans l’enseignement public, le ministère a coordonné plusieurs actions avec les universités, les départements ministériels concernés et les acteurs du terrain pour concevoir et mettre en place une offre de formation correspondant aux besoins du secteur socio-professionnel et répondant aux exigences en formation des plans de développement sectoriels initiés par le gouvernement.

Ainsi, hormis les établissements publics à accès régulé, appliquant une présélection sur dossier et un concours pour y accéder comme les écoles de commerce et de gestion, les écoles des ingénieurs, les facultés de médecine et de pharmacie…, les établissements à accès ouvert, en l’occurrence les facultés, disposent d’une palette de formations très variée, qui couvre plusieurs champs disciplinaires dans les arts, lettres et langues, sciences humaines et sociales ; droit, économie et gestion ; sciences et technologies et sciences de la santé. Dans chaque discipline, une pléthore de filières sont disponibles qui vont au delà des classiques. Dans les facultés des sciences juridiques, économiques et sociales, outre les sciences économiques et de gestion, le management, ou le marketing, il existe des filières plus pointues, à l’instar du management bancaire, de la logistique et commerce, de l’administration et gestion des collectivités locales, du management hôtelier et touristique… Cela, en plus des techniques de vente, des techniques bancaires, des techniques douanières. Pour leur part, les facultés des sciences et des lettes ont enrichi leur programme en intégrant des formations concernant les métiers des livres, le journalisme et médias, la communication des organisations… Cela sans parler des études de 3e cycle qui sont encore plus pointues telles que l’expertise en microfinance, la gouvernance publique, l’immobilier et l’urbanisme…

Si le secteur public connaît cette tendance à l’innovation et à la diversification des formations, l’enseignement privé, lui, a redoublé d’efforts et a mobilisé de grands moyens pour enrichir son offre de formation.

Il faut savoir que les filières classiques ont toujours la cote, comme la finance, la comptabilité, le contrôle, l’audit ou encore le marketing et le management. Mais il n’en demeure pas moins que bien des étudiants rompent avec les programmes «conventionnels» pour se diriger vers des filières plutôt originales ou nouvelles. On peut citer à ce stade les arts et design, la cybercriminalité ; les méthodes informatiques appliqués à la gestion ; le journalisme électronique, l’aéronautique ; la communication; le tourisme et l’hôtellerie…

En tout cas, si les établissements d’enseignement publics ou privés  intègrent de plus en plus de filières qui n’existaient pas ou peu auparavant, c’est bien pour répondre aux besoins du monde professionnel qui cherche des profils à la pointe, adaptés au changement de la conjoncture.

Le marché de l’emploi change constamment, nul ne peut le contester. D’ailleurs, l’année dernière, le secteur de l’assurance est celui qui a le plus recruté avec une part de 38% des postes ouverts aux profils ayant un Bac+4 et plus, contre seulement 3% une année auparavant. Le secteur informatique vient en second lieu avec une part de 34% des recrutements, en hausse de 7%. En revanche, le secteur bancaire a beaucoup baissé : 4% contre 27% en 2015. Pour leur part, les diplômés détenant un BAC+3 et moins sont recrutés essentiellement dans les call centers avec une part de 71%. Grande nouveauté cette année, les postes liés au secteur de l’automobile ont augmenté leur part de 8 points à 8%, sachant qu’ils étaient quasi nuls une année auparavant.