Enseignement : «L’ESTEM a inauguré son premier centre de recherche scientifique»

Notre système pédagogique est réputé être l’un des meilleurs au monde dans cette discipline, et nos élèves des filières scientifiques sont avantagés par rapport aux étudiants français qui viennent exclusivement de la filière STMG

Wafaa Bouab Bennani
Wafaa Bouab Bennani

Parlez-nous des résultats des concours des classes préparatoires qui viennent de tomber. ..

La promotion de cette année 2016 est très satisfaisante puisque nous avons obtenu comme admissibilités 1 à l’ESCP,1 à l’EDEHC, 3 à Grenoble, 8 à Kedge, 5 à Skema, 9 à Montpellier BS, 13 à ICN, 5 à Neoma, 6 à EM Normandie, 13 à EM Strasbourg et 7 à ISC. La seule élève qui s’est présentée au concours marocain a été définitivement admise à l’ISCAE.

Pour les résultats des concours scientifiques, jusqu’à ce jour  les admissibilités sont 7 au concours commun écoles des mines, 7 concours communs polytechniques et 13 pour la banque E3A.

Qu’en est-il de votre système pédagogique ?

Nous sommes d’abord des pédagogues avec plus de 20 années d’expérience au Maroc avec une perspective d’ouverture sur l’international. Notre établissement a toujours fait en sorte que les élèves et les corps enseignants intègrent très vite les attentes et les exigences des concours pour les grandes écoles de commerce françaises. Cela nous a demandé énormément de travail, de compréhension des exigences de ces concours. D’ailleurs, HEC et l’ESSEC nous y ont beaucoup aidés à travers leurs concepteurs de sujets, qui ont formé nos formateurs. Il faut préciser que certaines matières posent problème, comme l’économie et surtout le droit car ici les étudiants doivent connaître le droit français pour les concours français et le droit marocain pour les concours marocains, ce qui est dense en comparaison par rapport au travail d’un étudiant français! L’avantage que nous avons au Maroc, ce sont les mathématiques. Notre système pédagogique est réputé être l’un des meilleurs au monde dans cette discipline, et nos élèves des filières scientifiques sont avantagés par rapport aux étudiants français qui viennent exclusivement de la filière STMG. Toutefois, les étudiants français ont l’avantage d’être imprégnés de la culture française et de connaître les problèmes de la France par les médias, l’environnement parental et amical… Il faut croire que la filière Economie, Commerce et Technologie (communément appelée en France Voie Techno et au Maroc «ECT») nous réussit mieux. Je dois souligner que, grâce à un fonds étranger, nous offrons 5 bourses d’excellence pour les étudiants méritants issus de milieu social modeste. Nous faisons partie, en effet, du programme Egalité des chances, lancé par HEC Paris pour la rentrée prochaine. Le site de HEC explique bien ce programme et les candidats marocains peuvent passer par nous.

Où en est votre établissement par rapport au processus de reconnaissance des établissements d’enseignement supérieur privé?

L’ESTEM a présenté, en effet, le 30 mars dernier une demande de reconnaissance auprès du ministère de l’enseignement supérieur. Une trentaine d’établissements ont postulé et une dizaine de la catégorie même de l’ESTEM. Notre école s’est donné les moyens humains, pédagogiques, matériels et logistiques pour postuler ainsi. Pour ce faire, nous avons recruté encore plus des docteurs et des ingénieurs  permanents à hauteur de 60% de notre corps enseignant. Nos filières étant toutes accréditées, l’obstacle  des effectifs qui a gêné la majorité des établissements a été franchi par nous. Nos locaux répondent au cahier des normes pédagogiques établis par le ministère de l’enseignement supérieur. Il a fallu aller dans le domaine de la recherche scientifique. En effet, l’ESTEM vient d’inaugurer son premier centre de recherche scientifique  en mai 2016. Plusieurs axes de recherche sont développés dans les domaines de l’ingénierie, du management  et en sciences politiques. A titre d’exemple, on s’oriente vers des axes de recherche qui tournent autour de la thématique des SMARTS CITIES, du BIG DATA, et de l’ENERGIE RENOUVELABLE qui constituent des sujets importants dans notre vision à court et moyen termes. Comme action concrètes en vue de développer la recherche scientifique au sein de notre établissement, une collaboration avec l’université à travers des chercheurs reconnus à l’échelle internationale est instaurée. En effet, un  partenariat de consulting est initié avec le laboratoire énergie renouvelable et dynamique des systèmes de la Faculté des sciences Ain Chock – Casablanca à travers le Professeur Mohamed Belhaq qui aura la tâche de proposer et d’orienter les activités de recherche au sein de l’ESTEM dans les domaines de génie civil et récupération de l’énergie de l’environnement. Un des objectifs de notre centre de recherche est de contribuer modestement à notre niveau au développement de la recherche scientifique dans notre pays.  On fixe de publier quelques articles scientifiques de haut niveau dans des revues internationales indexés de référence. Nous sommes confiants que notre dossier pour la demande de reconnaissance pourra aboutir. Nous aurons les résultats certainement en septembre. Ceci est encore un autre challenge que nous relevons.