ENSEIGNEMENT : Les universités marocaines restent bien classées dans le monde arabe

Les Universités Mohammed V Agdal à Rabat et Cadi Ayad à Marrakech s’adjugent respectivement la 22e et 23e place parmi les 124 recensées.

Le dernier classement de Shangai ne compte aucune université marocaine, en raison de la sélectivité des critères pris en compte

Quelle est la meilleure université du monde? Beaucoup de classements existent dans le monde, et en fonction des critères pris en compte, les universités marocaines s’adjugent une place parmi les meilleures universités dans le monde… ou non. Dans le «U.S. News & World Report» publié en juin dernier qui prend en compte 11 critères de sélection dont la réputation de l’université, ses publications et la réputation de ses futurs employeurs, 13 universités marocaines figurent dans le classement des 124 recensées à travers le monde arabe. En effet, la 1ère université marocaine est l’Université Mohammed V de Rabat Agdal, qui occupe le 22e rang juste derrière l’American University of Sharjah. Elle est suivie de près par l’Université Cadi Ayyad de Marrakech (23e) et l’Université Hassan II de Casablanca (30e). Elles sont suivies par l’Université Mohammed Ier d’Oujda (32e), l’Université Hassan II de Mohammédia (72e), l’Université Abdelmalek Essadi  (82e) et l’Université Ibnou Zohr d’Agadir (83e). La dernière université marocaine classée est l’Université Hassan Ier de Settat (121e). En tête de liste figurent essentiellement les universités saoudiennes.

A côté, le classement de l’Université Jiao Tong, plus connue sous le nom de classement de Shangai ou encore ««The Academic Ranking of World Universities», est considéré comme le classement le plus réputé des 500 meilleures universités mondiales. Il englobe un classement ordonné des cent plus performantes d’entre elles et prend en compte six critères, à savoir le nombre de publications, de prix Nobel et de médailles Fields parmi les anciens élèves et chercheurs. Vu ces critères, aucune université marocaine n’a obtenu une place dans ce classement. C’est que la méthodologie de la réalisation du classement en limite beaucoup la pertinence et fait l’objet de nombreuses critiques. A titre d’exemple, les critères restent tournés vers la recherche et les sciences de la vie, omettant entre autres les sciences humaines et sociales, sans considérer la qualité de l’enseignement. Il recense les lauréats Nobel et Fields parmi les enseignants (20 % de la note) et les anciens diplômés (10 %), fait la part belle au nombre de publications, l’année passée, dans deux revues anglophones, Nature et Science (20%), aux citations de ces articles (20%), aux chercheurs cités au cours des cinq années précédentes (20%) et à la performance académique, rapportée au nombre d’enseignants-chercheurs (10%).

La première université classée se voit attribuer la note 100 et les suivantes vont en diminuant. Bien que la méthode de calcul prévoit que les vieux Nobel pèsent moins que les récents, il demeure que ce critère est davantage un indicateur des performances passées et n’est en aucun cas un gage de la qualité actuelle de l’enseignement d’une université. En tout cas, au niveau mondial, les universités américaines dominent encore le palmarès. Pour la 14e année consécutive, Harvard reste en tête de ce classement, suivie de Stanford et à la 3e place Berkeley.

D’ailleurs huit des dix premières places sont occupées par des universités américaines, et seuls quatre établissements non américains atteignent le top 20 : Oxford à la 7e place (+13 places par rapport à l’année précédente), l’University College de Londres à la 17e place (+1), l’Institut fédéral de technologie de Zurich (Suisse) à la 19e place (+1) et l’Université de Tokyo à la 20e. La particularité du  classement de cette année est l’entrée, pour la première fois, d’universités chinoises au top 100 : Tsinghua (58e), Pékin 71e et la National University of Singapour à la 83e position.

Zoom sur quelques universités :

Université Harvard

Située dans la ville de Cambridge, Harvard accueille l’élite intellectuelle. Fondée en 1636, Harvard est considérée comme la plus ancienne université américaine. Ce sont près de 6 700 étudiants du premier cycle et environ 14 500 étudiants de cycle supérieur qui y font leurs études. Elle attire des étudiants du monde entier avec 144 nationalités représentées en 2014-2015. Plus de 70 de ses anciens étudiants ont reçu un prix Nobel et plusieurs présidents des Etats-Unis sont issus d’Harvard dont Barack Obama. Elle est aussi la plus riche et la plus chère des universités avec un budget de 2,6 milliards d’euros en 2010. Les frais de scolarité de cette université privée s’élevaient ainsi à 64 000 dollars pour un étudiant de 1ère année en 2015. En moyenne, les bourses financent ce coût à hauteur de 76%, le reste étant pris en charge par les parents (19 %) et les étudiants (5 %).

Université du Caire

L’Université du Caire (anciennement appelée Université Fouad 1er puis Université Egyptienne) est une institution d’études supérieures située à Gizeh en Égypte. L’université a été officiellement inaugurée le 21 décembre 1908 et contient pas moins de 27 facultés et instituts. Elle figure dans la tranche des 401-500 meilleures universités au monde. A l’échelle arabe, d’autres établissements sont présents dans ce classement mondial, notamment l’Université des sciences et technologies du Roi Abdallah, l’Université Roi Fahd du pétrole et des mines, l’Université du Roi Abdulaziz et l’Université du Roi Saoud.  Cinq universités africaines figurent également au classement. Il s’agit de l’Université du Caire et de quatre universités sud-africaines : University of Cape Town, University of the Witwatersrand, Stellenbosch University et University of KwaZulu-Natal.