ENSEIGNEMENT : Le verre à moitié plein ?

Les étudiants ont une perception favorable de l’enseignement supérieur au Maroc.

On a beau organiser des conférences pour débattre du degré de réussite des réformes engagées pour redresser la situation du système éducatif marocain. On a beau évoquer ses lacunes, ses points faibles, ses maux. On a beau aussi pointer du doigt les pouvoirs publics et toute personne et/ou entité impliquée dans le processus relatif aux réformes, la réalité est là : le rythme de l’évolution est lent. On n’avance pas à la même vitesse  que les aspirations affichées par les acteurs du secteur. Cela dit, il faut reconnaître que, de manière globale,  l’enseignement a connu de grandes avancées, avouons-le. Que ce soit au niveau de l’introduction du système LMD, de l’instauration de partenariats entre entreprises et universités/écoles, du lancement de nouvelles formations ou filières en vue de répondre aux impératifs du marché de travail, de la mise à niveau des formations et du statut de l’OFPPT ou encore de l’insertion du digital dans la formation des étudiants, l’évolution qu’a connue le secteur n’est quand même pas à négliger.

Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que plusieurs universités marocaines figurent ou même maintiennent leurs classements au niveau des meilleures universités du monde arabe, à commencer par les universités Mohammed V Agdal à Rabat et Cadi Ayyad à Marrakech, respectivement 22e et 23e sur 124 universités prises en compte.

Et même des sondages, réalisés par des cabinets étrangers dans le monde incluant le Maroc, montrent que les étudiants ont une perception favorable de l’enseignement supérieur au Maroc. Ils restent confiants par rapport à sa qualité et affirment qu’il est en mesure de leur offrir les compétences nécessaires pour réussir. Et c’est vrai, le Maroc arrive tout de même à former des cadres de très haut niveau un peu dans tous les domaines.

Certes, ce sont des points à mettre à l’actif du secteur, mais le passif est encore lourd. On n’arrive toujours pas à équilibrer la balance. Le déficit en formation est plus que jamais présent, la qualité est toujours déplorable et même le niveau des enseignants est loin d’être appréciable. Des sujets qu’on a «mâchés» plusieurs fois et qu’il faut traiter d’urgence. Encore faut-il trouver LA solution pour éradiquer ce fléau à la source.