ENSEIGNEMENT : «Des initiatives novatrices seront annoncées en temps opportun»

Les nouvelles technologies doivent être mises au service de l’éducation, particulièrement en matière de l’enseignement à distance. L’étudiant est mis au centre d’une démarche qui privilégie l’expérience personnelle.

Malgré toutes les réformes mises en place depuis des années, le système éducatif marocain souffre toujours de plusieurs lacunes. Où réside le problème à votre avis et quelles démarches faut-il entreprendre pour redresser la barre?

Tout système éducatif, quel qu’il soit, doit faire l’objet de réformes successives. Il s’agit d’un processus dynamique et le Maroc ne fait pas l’exception. Malgré les lacunes que vous mentionnez, des progrès intéressants ont été obtenus. Ceci dit, un travail de consolidation et développement est toujours de mise : je me réfère, par exemple, au parachèvement du LMD en adoptant d’autres mesures préconisées par la réforme dite de Bologne. Pour sa part, le chantier du privé est toujours en cours et il doit être conclu rapidement, d’autant plus qu’il peut constituer une manne réelle au profit de l’enseignement supérieur. Il y a également les rapports entre les universités et le tissu entrepreneurial qu’il va falloir étoffer davantage. Finalement, les nouvelles technologies doivent être mises au service de l’éducation, particulièrement en matière de l’enseignement à distance et sur lequel il est urgent de légiférer.

Dans ce sens, que pensez-vous de la vision stratégique de la réforme 2015-2030 élaborée par le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) ?

J’ai eu l’occasion de souligner une fois que cette vision avait le mérite de capitaliser le diagnostic et les travaux antérieurs et qu’elle s’était doté d’une logique prospectiviste. Elle a voulu, aussi, intégrer la contribution des acteurs jugés incontournables dans ce type d’exercice. L’essentiel y est : l’égalité, la qualité, la promotion de l’individu et de la société et, finalement, le leadership et la conduite du changement. Dans sa démarche, le CSEFRS met également en exergue le secteur privé, les nouvelles technologies et l’importance des modes d’apprentissage à distance. L’approche du Conseil se veut intégrée et systémique. Toutefois et comme son nom l’indique, il s’agit d’une vision stratégique qui, tout en étant nécessaire, doit d’être traduite en budgets, en plans opérationnels, en attitudes managériales efficaces, en audit dynamique et appropriée à l’ampleur de l’enjeu et être, finalement, assortir d’un modèle d’évaluation: à ces titres-là, le succès de la réforme en dépendra dans de larges proportions.

L’UIC et l’Institut universitaire de Lisbonne ont signé un accord. De quoi s’agit-il au juste ?

L’Institut universitaire de Lisbonne (ISCTE) est l’un des établissements européens les plus prestigieux. A travers la convention, récemment célébrée, on a voulu se donner des moyens additionnels pour la mise en place de programmes internationaux et d’ouvrir un espace d’enseignement, de recherche, de mobilité et d’échange à la fois inhabituel et de grande qualité. Des initiatives novatrices seront annoncées en temps opportun.

Quelle stratégie d’employabilité menez-vous afin d’assurer un bon taux d’insertion de vos étudiants diplômés ?

Le produit de l’Université Internationale de Casablanca (UIC) c’est son lauréat, alors que l’employeur est son client. L’employabilité exige, dans ces conditions, un produit de qualité exceptionnelle. C’est pour cette raison que l’UIC a mis les compétences au cœur de son modèle académique. Leur valorisation s’appuie sur une approche systémique qui prend en considération les besoins des employeurs et les interprète sous forme de syllabus assortis de méthodologies actives d’apprentissage. De ce fait, l’étudiant est mis au centre d’une démarche qui privilégie l’expérience personnelle et qui garde le focus sur le profil global du diplômé dont l’autonomie et l’opérationnalité immédiate comptent parmi ses principales caractéristiques.

L’UIC est membre de Laureate International universities. Que vous procure cela comme avantage compétitif par rapport aux autres universités ?

Notre réseau confère à l’étudiant une expérience internationale inégalable. Il y a bien sûr la mobilité à travers les cinq continents, mais il y a également les transferts de savoir-faire académique : C’est un méga-laboratoire bouillonnant d’innovation à tous les niveaux.

Vous avez lancé récemment une formation axée sur l’international et le développement personnel. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Le modèle académique, proposé par l’UIC à ses étudiants, revendique, comme toile de fond, l’internationalité et l’employabilité. Il s’agit là de deux piliers forts de l’expérience inculquée aux futurs lauréats durant leur parcours formatif. Le caractère multiculturel du corps enseignant, les classes globales organisées en collaboration avec d’autres institutions du réseau et la mobilité des étudiants figurent parmi les leviers de l’international. Par ailleurs, les soft skills, dites également compétences transversales, sont valorisées au même titre que les compétences techniques. Dans ce sens, la mise en place du LPA – Laureate Professional Assessment, qui permet à l’étudiant de développer son leadership, ses capacités de communication, son esprit critique, son sens de l’éthique et sa créativité, correspond à une certification exclusive et individuelle attribuée à chaque diplômé. Finalement, l’orientation vocationnelle et le tutorat représentent des atouts indéniables.