Vols de colis, l’enquête se poursuit

barid al maghrib recherche d’autres complices

Un million d’objets (colis, lettres, sacoches…) sont traités chaque jour par les postiers de Barid Al Maghrib. «Il pouvait y avoir des retards, jamais de vols de courrier», commente un responsable de la poste. C’est dire le caractère exceptionnel de l’affaire récente de vols de courrier à l’aéroport Mohammed V de Casablanca.
En fait, cela faisait trois ou quatre ans que les cinq agents arrêtés opéraient sans être dérangés. Leur astuce : les colis internationaux destinés à d’autres pays et qui arrivaient par erreur au Maroc. Sûrs qu’aucune personne physique ne risquait de les réclamer, ils en retiraient tout ce qui pouvait avoir une valeur et les remettaient dans le circuit, les réacheminant vers la bonne destination. Sauf que, depuis quelque temps, la direction de Barid Al Maghrib avait remarqué une recrudescence des réclamations émanant des services postaux de pays étrangers concernant la perte de colis au Maroc. Ce qui mit la puce à l’oreille des inspecteurs de BAM qui entreprirent alors une enquête approfondie. Les agents suspectés furent surveillés de près et même filés : chacun de leurs mouvements était suivi grâce au système de télésurveillance par caméra du centre de courrier international sis à l’aéroport. Il n’a pas fallu plus d’un mois pour découvrir le pot aux roses. Surtout qu’entre temps, les cinq agents en question ont commis une grosse erreur en s’attaquant non plus aux colis internationaux en fausse direction mais également aux colis normaux. Ce premier travail a été effectué par l’inspection générale dans la mesure où, explique-t-on à Barid Al Maghrib, «il fallait d’abord rassembler les preuves avant de faire appel à la police». Mais même si les cinq malfaiteurs ont été mis sous les verrous, l’inspection générale n’écarte pas la possibilité qu’il y ait d’autres complices. L’enquête n’est donc toujours pas close .

Un million d’objets sont traités chaque jour par la Poste.