Villes sans bidonvilles : la Banque mondiale apporte son assistance

Les experts de la Banque mondiale vont prêter main-forte au gouvernement pour élaborer les approches à adopter dans l’accompagnement des ménages qui passent des bidonvilles à l’habitat organisé. En effet, il a été constaté qu’en déménageant les familles perdaient leurs sources de revenus, provenant d’activités localisées au sein des bidonvilles ou dans les environs. Cela alors que des dépenses additionnelles apparaissent (factures d’eau et d’électricité, taxe d’édilité). «Plus que l’aspect financier, nous espérons profiter de l’expertise des représentants de la Banque mondiale qui ont une vue globale sur les programmes de lutte contre l’habitat insalubre à travers le monde», précise Tawfiq Hjira, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Alors que le Maroc entend éradiquer les bidonvilles dans 8 ans, le sujet est sérieux. Il a même fait l’objet d’une étude d’impact social de ce programme dont les résultats ont été présentés lundi 9 mai.
Satisfaction pour le Maroc : pour les prochains travaux de l’ONG City Alliance, qui se tiendront à Marrakech en septembre prochain, le programme VSB («Villes sans bidonvilles») a été retenu comme projet modèle.
La Banque mondiale collabore par ailleurs avec le ministère de l’Habitat, entre autres en matière de réforme de l’immatriculation foncière, développement du marché locatif, de l’épargne logement,… .