USFP : Habib El Malki temporise

il confirme sa candidature sans entrer dans la course.

Après Abdelouahed Radi et Fathallah Oualalou, Habib El Malki est donné lui aussi candidat au poste de premier secrétaire de l’USFP. Sauf que l’ancien ministre ittihadi préfère procéder autrement.

Tout en confirmant qu’il va effectivement postuler, M. El Malki révèle qu’il n’annoncera officiellement sa candidature qu’après la prochaine réunion du conseil national. «Je trouve qu’il faut d’abord respecter le calendrier des travaux préparatoires. Les militants doivent débattre des grandes orientations du parti dans les domaines politique, économique, social et culturel pour se prononcer», indiquait-il au lendemain de la réunion du bureau politique du 20 mai dernier, soulignant la nécessité d’éviter que le congrès ne se réduise à  une querelle de listes virtuelles.

Or, à  l’heure o๠nous mettions sous presse, mercredi 21 mai, la date de ladite réunion n’était toujours pas connue, sachant qu’elle sera la dernière avant le congrès, prévu le 13 juin. Cela laissera-t-il le temps au candidat El Malki de déployer sa vision, son programme et donc de rallier des voix ? Pour lui, il s’agit là  d’un faux débat. «On parle de programmes et de candidats, mais nous avons déjà  un programme, c’est la plateforme préparée par la commission préparatoire nationale.

Je ne vois pas du tout o๠se trouverait la valeur ajoutée d’un programme bis, puisque nous sommes tenus par les engagements, les choix, les options de la plateforme qui sera soumise aux militants et aux congressistes».

Quant à  sa vision du poste de premier secrétaire, la différence avec son concurrent, Fathallah Oualalou (voir entretien en page 49), est marquée. Alors que ce dernier estime que l’ère des «zaà¯ms» est révolue, M. El Malki pense tout le contraire : «Le futur premier secrétaire, c’est un chef politique qui doit rendre des comptes, mais il n’est pas un intendant» .