Une première : la résidence universitaire privée

Le Maroc aura sous peu sa première cité universitaire privée. Implantée à  Kénitra, elle offre le double agrément de se trouver à  la lisière de la forêt de la Maà¢mora et à  un jet de pierre de l’Université Ibn Tofaïl.

Le Maroc aura sous peu sa première cité universitaire privée. Implantée à Kénitra, elle offre le double agrément de se trouver à la lisière de la forêt de la Maâmora et à un jet de pierre de l’Université Ibn Tofaïl. La Fondation Miloud Chaâbi, qui en est le propriétaire, a déboursé pour sa construction la bagatelle de 100 MDH. Les architectes Hassan Maâzioui et Faouzi Kharchafi en sont les maîtres d’œuvre. Leur ouvrage, qui s’étend sur 5 hectares, comporte dix immeubles, comprenant 1 206 chambres dans lesquelles seront logés 2 194 étudiants. Les chambres doubles, au nombre de 882, ont une surface de 18,6 m2, les simples, 12,6 m2.
Les jeunes couples ne sont pas oubliés. A leur intention, 40 studios de 25 m2 et 8 de 38 m2 sont conçus. Trois cents lits sont destinés aux étudiants étrangers. Aux logements s’ajoutent une infirmerie, une lingerie, un parking, une mosquée, une salle polyvalente, un terrain de sport et une piscine. Les travaux, entamés en janvier 2005, ne sont pas complètement terminés, trois bâtiments sont encore en cours de construction. Mais déjà des étudiants accourent pour s’inscrire. Certains sont dissuadés par le prix (300 DH par mois), d’autres le trouvent en proportion de la qualité de l’offre, beaucoup s’y résignent parce qu’ils n’ont pas le choix. De fait, chercher une place dans une résidence universitaire, au Maroc, ressemble à une course d’obstacles, pendant laquelle l’étudiant s’essouffle vainement. C’est pour épargner aux étudiants ce désagrément, aux effets néfastes sur leur cursus, que la Fondation Miloud Chaâbi envisage de semer des résidences privées dans les villes universitaires