Un scrutin de liste pour les ittihadis ?

La réforme se précise à  l’USFP. Samedi 3 mai, à  l’occasion de la 12e rencontre de son Conseil national, lors des débats dominés, une fois de plus, par la réorganisation des structures

La réforme se précise à l’USFP. Samedi 3 mai, à l’occasion de la 12e rencontre de son Conseil national, lors des débats dominés, une fois de plus, par la réorganisation des structures, le parti de la rose envisageait très sérieusement la mise en place d’un scrutin de liste pour l’élection de ses dirigeants.

Soumise au débat régional, cette option devra faire l’objet d’une décision au 8e congrès du parti, en juin prochain, précise Mohamed Benyahia, président de la Commission de préparation du congrès. En attendant, une commission a spécifiquement été créée pour étudier l’intégration de ce mode de scrutin dans le règlement intérieur du parti.

Selon plusieurs militants favorables à ce réglage, cette option a aujourd’hui de fortes chances d’être votée, et cela d’autant plus que la plupart des divergences observées à son sujet ne portent plus sur le principe mais plutôt sur les détails de son application, comme le choix à faire entre scrutin majoritaire ou proportionnel, ou encore les organes du parti concernés. Permettant logiquement la mise en place de courants au sein du parti, elle pourrait toutefois rencontrer quelques résistances d’ici au moment du vote.

Malmené aux dernières élections, l’USFP semble désormais bien décidé à opérer une mue significative en vue de retrouver la confiance de son électorat. Parmi les réformes en cours, l’on notera la décision du parti de choisir ses congressistes sur la base des performances électorales de leurs sections et non plus de leur nombre de militants, un système qui devrait permettre l’émergence de nouvelles élites, mais aussi l’option, désormais considérée, d’élire son secrétaire général directement au niveau du congrès.