Un port marocain pour évacuer le fer algérien

Si le fer de Gara Djebilet doit être exploité un jour, la voie d’évacuation
normale du minerai serait la côte marocaine, éloignée seulement
de 500 km.

Le Bureau d’investissements en Afrique (BIA) remettra d’ici peu à M. Ben Bella le rapport que lui a demandé le chef d’Etat algérien sur la possibilité d’évacuer par Colomb-Béchar et Oran le minerai de fer du gisement de Gara Djebilet. Ce rapport sera, bien entendu, négatif : 1500 kilomètres séparant Gara Djebilet d’Oran, le coût du transport serait prohibitif. Il n’existe d’ailleurs aucune voie ferrée transportant du minerai de fer sur 1500 kilomètres.
Si le fer de ce site doit être exploité un jour, la voie d’évacuation normale du minerai serait la côte marocaine qui est éloignée seulement de 500 à 510 km. La SERMI (Société d’études et de recherches minières), dont le capital est détenu en totalité par des organismes publics français, qui effectue actuellement un avant-projet de mise en valeur du gisement, a reconnu un tracé qui aboutit en territoire marocain au sud de l’Oued Draâ et qui ne nécessiterait qu’un minimum d’ouvrages d’art.
La SERMI a également entrepris une étude du port minéralier éventuel qui serait situé au sud du Draâ.
Les investissements nécessaires à la mise en valeur du gisement sont évalués à
1,2 milliard de nouveaux francs, y compris la construction du port et de la voie ferrée. En étude et en travaux divers, le BIA et la SERMI auront dépensé au 31 décembre 1963, quelque 20 millions de nouveaux Francs.