Un Marocain de cinq ans enlevé par son père

Le dossier est aujourd’hui sur les bureaux de tous les hauts responsables casablancais. Un psychiatre franco-marocain est recherché pour l’enlèvement du petit Ismaël, 5 ans, son fils d’un précédent mariage. Son ex-femme, de nationalité hispano-marocaine, avait obtenu le 24 mai la garde de l’enfant avec, pour le père, un droit de visite le dimanche. Tout se passait normalement jusqu’à ce dimanche 26 septembre, où Ismaël n’a pas été ramené par son père. Alertées, les autorités marocaines ont mené l’enquête, découvrant des faits troublants. Pour quitter le territoire, le petit Ismaël avait besoin d’un passeport. Or, selon les premiers éléments de l’enquête, Ismaël n’a jamais été déclaré par ses parents au Consulat français. Le père n’avait donc d’autre choix que de lui établir un passeport d’urgence, valable six mois, qui a effectivement été délivré. Mais selon la procédure, le consulat ne peut établir le passeport qu’en présence de l’enfant. Comment le père a-t-il donc pu établir le passeport de son fils pendant les jours d’ouverture normale du consulat alors que, théoriquement, il ne le voyait que les dimanches ?
Suite au mandat d’arrêt international lancé par le Maroc le 30 septembre, c’est aux autorités françaises de coopérer comme le Maroc l’a toujours fait dans des cas similaires. Notons que c’est la première fois que les autorités marocaines réagissent avec une telle célérité dans ce genre de situation. Un effort que l’on doit louer .