Un «harrag» dans un cercueil volant

L’ingéniosité des immigrés clandestins n’a pas de limite. Mais le Sénégalais, Mohamed Sarr, dont l’histoire est rapportée par l’agence Guinée News, est de loin celui qui a eu une des idées les plus loufoques. Arrivé à Conakry au mois d’août dernier, en provenance de la Sierra Leone, ce Sénégalais avait en projet d’entrer illégalement au Canada en passant par… le Maroc.
Pour ce faire, il a choisi de venir à Casablanca à bord d’un avion de la RAM. Un passager pas comme les autres puisqu’il a eu l’idée de faire le voyage dans un cercueil. Vendredi 29 août dans la mi-journée, à l’aéroport de Conakry, le cercueil était déjà sur la palette recouvert d’un linceul blanc, prêt à être embarqué à bord d’un avion de la Royal Air Maroc en partance pour Casablanca d’où Mohamed Sarr devait se rendre au Canada. Il a failli réussir son coup si ce n’était deux agents des sociétés SAT et Handling Guinée qui, pris d’un doute, ont exigé l’ouverture de la caisse pour y découvrir, non sans surprise, ce drôle de passager qui avait pour seules provisions, une pomme, une bouteille d’eau, une bonbonne d’oxygène et un anorak. Selon l’agence Guinéenews, la police de Conakry, qui interroge actuellement le passager clandestin, serait sur la trace d’un réseau de libanais spécialisé dans l’immigration clandestine, le trafic de drogue, de diamant et même d’organes humains. Les douaniers de l’aéroport Mohammed V devront, désormais se méfier de tout ce qui arrive dans les soutes à bagages, même les cercueils