Un «crédit vieux promoteurs»

il profitera aux partants volontaires

Une bonne retraite, une indemnité de départ respectable et un crédit bancaire en sus. Si avec tout cela les fonctionnaires ne veulent toujours pas adhérer au programme des départs volontaires, c’est qu’il y a problème. Quand le programme avait été lancé, début 2004, le gouvernement tablait sur une réussite. Pourtant à la fin de l’année, le nombre de candidatures était de loin inférieur aux prévisions. Le nouveau ministre des Secteurs publics, Mohamed Boussaïd, dut alors relooker le package pour le rendre plus attrayant.
Pour encourager les départs et favoriser l’initiative privée, le gouvernement a décidé de mettre le paquet. L’idée est simple : l’essaimage, une vieille technique inspirée du secteur privé. Le principe de base est de permettre aux fonctionnaires partants qui désirent lancer des petits projets personnels d’accéder à des financements bancaires. Driss Jettou a proposé le principe aux banquiers, qui ont accepté. Ils sont donc disposés à donner à un fonctionnaire un crédit sur une durée de sept ans et d’un montant équivalent à l’indemnité que lui aura versée l’Etat. Le tout, bien sûr, dans les limites raisonnables de l’endettement et en fonction d’autres facteurs comme la solvabilité du client, la viabilité du projet… Cela dit, la question centrale du taux d’intérêt reste posée. Une source à la primature parle d’un «taux préférentiel», sans pour autant avancer de chiffres puisque «les négociations sont en cours». Toujours est-il que les banquiers ont donné leur accord de principe et devraient concrétiser en passant avec le gouvernement une convention dont la signature, nous dit-on, est prévue dans les semaines qui viennent. L’idée en définitive est bonne, mais il faudra trouver un nom à ce nouveau produit. Pourquoi pas le «crédit vieux promoteurs» ?