Un accord de pêche avec la Russie

Il est plus avantageux que l’ancien.

C’est fait ! Après l’ancien accord qui avait duré trois ans, entre 1995 et 1998, le Maroc, représenté par Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, vient de signer un nouvel accord de pêche avec la Fédération de Russie, le jeudi 3 juin. Un partenariat plus avantageux que l’ancien puisque la contrepartie financière attendue est non seulement supérieure, dans l’absolu, mais également en termes relatifs, le quota annuel à pêcher devant être réduit de 50%.

Concrètement, il s’agira d’autoriser des navires à pêcher dans les eaux marocaines pendant deux ans au lieu de trois. Il pourront opérer dans la zone atlantique Sud, comprise entre Boujdour et Lagouira -dite Stock C- en vue de capturer des petits pélagiques (sardines, anchois et chinchards), en conformité avec les dispositions du plan national d’aménagement de la pêcherie de cette catégorie de poissons. Le Royaume devrait  bénéficier d’une contrepartie financière supérieure à celle de l’ancien accord, grâce à la révision à la hausse de 45% des prix de référence. Nouveauté, en plus de ces encaissements, il est prévu que l’Etat russe s’acquitte également d’une compensation financière.

Tout aussi important, pour éviter les abus du passé, il a été prévu dans l’accord un suivi des navires par satellite, l’embarquement d’observateurs scientifiques et la tenue d‘un journal de bord, accompagnée d’une transmission des déclarations. Des mesures qui devraient réduire le risque de transbordement en mer.

Côté scientifique, les deux parties ont convenu de l’octroi de bourses d’étude aux étudiants marocains dans les établissements russes et l’organisation de campagnes de prospection par des navires de recherche russes pour l’évaluation de l’état de la ressource.