TV : la Haca régule le temps de parole

l’opposition aura la moitié du temps de la majorité

Ahmed Ghazali, président de la Haca.

La publication par la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca) de la réglementation tant attendue du temps de parole entre les partis politiques et les organisations syndicales professionnelles sur les médias audiovisuels publics (radio et TV) est, selon une source proche du dossier, une question de jours. Mais les sages de la Haca ont déjà, après plusieurs mois de réflexion, rendu leur verdict. Cette réglementation, dont l’entrée en vigueur est programmée à compter du 1er janvier, régira les temps d’antenne en dehors des périodes des élections. Un autre texte, actuellement en cours d’élaboration, viendra régir la campagne électorale.

Premier fait saillant de cette nouvelle codification, l’absence d’un quota préétabli. Cependant, les médias audiovisuels publics devront ouvrir leurs antennes sans discrimination à tous les partis politiques, organisations syndicales et professionnelles, en fonction de leur représentativité au sein du Parlement.

Ainsi le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle a décidé d’attribuer aux partis de l’opposition au moins la moitié du temps cumulé dont disposeront le gouvernement et la majorité. Exemple : si ces derniers prennent la parole pendant 6 heures, l’opposition aura droit à la moitié de ce temps d’antenne, soit 3 heures. Quant aux partis non représentés au Parlement, ils auront droit à 10 % du total du temps de parole cumulé accordé à la majorité et à l’opposition, soit une heure si ces derniers en ont pris 10 heures.

Pour plus de transparence et un meilleur contrôle, la Haca s’engage à rendre public tous les trois mois un rapport sur le temps de parole pris par chaque parti lors des informations, et un autre tous les six mois sur le temps de parole pris dans les émissions magazine et de débat.