Trois associations pour une poignée d’entreprises

Et de trois ! Après l’Association des entreprises de travail temporaires, transparentes et organisées (AETTTO) de Jamal Belahrech et l’Union marocaine des entreprises de travail temporaire (UMETT), voilà qu’une troisième association professionnelle voit le jour dans ce même secteur qui compte moins de 100 entreprises. Il s’agit cette fois-ci de l’Association marocaine du travail temporaire (AMTT), qui revendique une quinzaine de membres. Ce énième déchirement vient à un moment où, pourtant, le secteur a enfin été reconnu avec le nouveau Code du travail.

L’explication tient en un mot : la caution à déposer pour pouvoir exercer et qui équivaut à 50 fois le Smig. Mécontents que l’UMETT ait finalement accepté la caution prévue par le Code du travail, les petites entreprises de cette association ont préféré prendre le large en créant leur propre instance. Abdellah Alaoui Mdaghri, président de cette nouvelle association, dit ne pas comprendre que l’UMETT, après avoir bataillé pendant plus de deux ans pour faire amender la disposition du Code du travail sur la caution, se soit résolue à l’accepter. «Nous sommes pour une caution bancaire, mais pas pour une caution à déposer auprès de la CDG, car la différence est de taille. Cette position était celle de l’UMETT, nous ne comprenons pas son revirement», déclare M. Alaoui Mdaghri.

Zahir Lamrani, président de l’UMETT, explique, lui, que si son association a en effet accepté le paiement de la caution comme c’est prévu dans l’article 482 du Code du travail, elle a en revanche obtenu que désormais l’accès à cette profession soit soumis à des critères rigoureux, consignés dans un cahier des charges soumis au ministère de l’emploi. «Nous avons constaté ces derniers temps un foisonnement de créations de sociétés d’intérim, ce qui est de nature à nuire à notre métier», précise M. Lamrani.