Trois ans d’audit pour Casablanca

Contrairement à son programme initial, la Cour des comptes a décidé de prolonger sa mission d’audit du Conseil de la ville de Casablanca. Initialement, seuls les exercices 2004 et 2005 étaient concernés et le rapport d’audit devait être bouclé avant fin décembre 2006. Mais les responsables de la Cour ont, par la suite, jugé nécessaire de couvrir aussi l’année 2006 et de s’intéresser par ailleurs aux contrats de concession. Dans cette opération, les équipes de la Cour des comptes mènent deux actions concomitantes. La première concerne le contrôle de gestion, c’est-à-dire l’audit des comptes. La seconde porte sur l’apurement de ces derniers. Un travail monstre qui nécessitera plusieurs semaines, quand on connaît la taille du budget de la ville. Pour 2006, par exemple, il est de deux milliards de DH. Par contre, les rapports de fin de mission de cinq municipalités (Mohammédia, Aïn Sebaâ, Sbata, Lahraouyine et Bouskoura) sont aujourd’hui fin prêts.

Quant au rapport final couvrant les trois années, il devra intervenir avant décembre 2007. Mais, déjà, à mi-chemin de leur mission, les auditeurs relèvent deux faits saillants. Le premier concerne «le reste à recouvrer», notamment pour la TVA avec certains dossiers vieux de 40 ans ! Le deuxième aspect relevé est le retard accusé pour la ville dans l’actualisation de la gestion de son patrimoine.