Touche pas à  mon taux de sucre !

Comme pour la campagne betteravière précédente, celle de 2006/2007 risque d’être perturbée. Et pour cause, les betteraviers du Tadla (encore une fois !) menacent de mener un mouvement de grève. L’année dernière, seulement 7 000 hectares sur une superficie totale de près de 17 000 hectares ont été semés.

Les agriculteurs réclament essentiellement une révision de la méthode d’échantillonnage qui détermine la teneur en sucre de la betterave. A la Cosumar, on assure que la méthode adoptée est conforme aux standards internationaux, tout en minimisant l’incident puisque, rappelle-t-on, la production de toute la région du Tadla ne représente finalement que 8 % de la capacité de production totale. N’empêche que tout manque d’approvisionnement pourrait se traduire par une fermeture d’usines encore une fois. L’année dernière, celle de Beni-Mellal avait arrêté le travail «par manque de matières premières». Seules celles d’Oulad Ayyad et Souk Sebt étaient opérationnelles.

Les pertes furent conséquentes. Deux millions de journées de travail parties en fumée et la région a perdu un chiffre d’affaires de plus de 300 millions de DH. Le manque à gagner pour la Cosumar, unique client des betteraviers, a été, quant à lui, de l’ordre de 80 millions de DH. Mais le mouvement semble avoir donné ses fruits puisque les négociations entamées alors avec les responsables du secteur avaient permis une revalorisation de 65 DH de la tonne de betterave en provenance du Tadla.