Touche pas à  ma Mercedes 240

les taxis de casa réfractaires à  toute réforme

Les chauffeurs des grands taxis de Casablanca n’échangeraient pas leur Mercedes 240 contre la meilleure voiture du monde. Ils le disent et le répètent : la proposition de la wilaya de remplacer leurs tacots par des Kangoo , Partner, et autres VUL (véhicules utilitaires légers) ne les arrange pas. C’est en tout cas la position du syndicat CDT à l’origine du mouvement de grève qui a sérieusement perturbé la circulation à Casablanca mardi 7 novembre.

Selon ce syndicat, le prix de la place (entre 4 DH et 6 DH) ne permettra pas aux taximen de faire face à leurs dépenses s’ils doivent, en plus, payer les traites jugées «élevées» pour l’achat des véhicules proposés. A moins, dit-on, que les agréments soient attribués aux chauffeurs eux-mêmes, même à raison d’un agrément pour deux conducteurs.

L’autre point à l’origine de cette grève est le refus du syndicat que les prétendants au permis de taxi (permis de confiance) suivent une période de formation d’un mois dans les préfectures de la ville avant le transfert de leurs dossiers à la wilaya du grand Casablanca qui serait de nouveau seule habilitée à délivrer ces permis. Cette prérogative est aujourd’hui décentralisée au niveau des gouverneurs.

Troisième pomme de discorde, la suppression des galeries, cette fois-ci pour les petits taxis, car une telle décision favoriserait les «Honda» qui font partie du paysage de la ville, mais qui évoluent dans l’informel, puisqu’ils ne nécessitent aucune autorisation.

Il faut signaler qu’il existe dans la wilaya du grand Casablanca quelque 6 000 grands taxis et 8 000 petits taxis, avec un nombre d’associations et de syndicats qui dépasse la vingtaine