Temps d’antenne : la majorité conteste

Tous les partis sont mécontents.

A compter du mercredi 13 juin, le passage des représentants des différents partis politiques sur les TV et radios publiques sera cadré par une répartition. Au début du mois, le ministère de l’intérieur et celui de la communication avaient proposé une première mouture du décret concernant le partage des temps d’antenne pendant la période électorale mais également préélectorale. Pour cette dernière, qui s’étalera du 13 juin au 24 août, le projet de texte a distingué trois groupes. 40% du temps bénéficiera aux huit partis ayant un groupe parlementaire, dont les cinq de la majorité qui héritent, in fine, de 25% du temps global. 30% du temps sera alloué à huit partis ayant des députés mais pas de groupe parlementaire. Enfin, 30% iront aux 17 autres partis non représentés au Parlement.

Ce découpage n’a pas plu aux représentants de la majorité. Ces derniers estiment qu’il est injuste de leur accorder 25% du temps d’antenne alors qu’ils représentent 90% des sièges au Parlement et d’en accorder 60% aux autres partis qui n’ont que 10% des sièges.

Autre problème posé pour la période de pré-campagne : on ne sait toujours pas comment le temps d’antenne sera réparti à l’intérieur de chaque groupe. La question concerne particulièrement les 17 formations du troisième groupe qui sont très disparates. Selon des sources proches du dossier, «on s’achemine vers un partage à égalité dans un souci d’équité». Et c’est d’ailleurs ce même principe d’équité qui a présidé à l’élaboration de la première proposition. Mercredi 13 juin, donc, la période de pré-campagne était ouverte avec son lot de mécontents et pas de texte officiel sur le temps d’antenne.