Téléphone, électricité…, l’Intérieur taille dans les dépenses

Politique de rigueur. L’idée, annoncée lors du conseil de gouvernement du 24 avril, est simple : il s’agit pour le gouvernement de dégager des ressources supplémentaires pour, entre autres, financer le coût du dialogue social.

Politique de rigueur. L’idée, annoncée lors du conseil de gouvernement du 24 avril, est simple : il s’agit pour le gouvernement de dégager des ressources supplémentaires pour, entre autres, financer le coût du dialogue social. Concrètement, le ministre des finances, Salaheddine Mezouar, table sur des économies de l’ordre de 3 milliards de DH par an.

Et pour y arriver, il n’y a pas de recette miracle : l’administration devra être plus regardante sur ses dépenses. Mais il faut dire que certains départements ont entamé leur plan de rigueur il y a longtemps. C’est le cas du ministère des finances, c’est connu, mais plus récemment aussi de l’intérieur. Premier gros poste de dépense : les télécoms. Et le serrage de ceinture a eu des effets plutôt spectaculaires.

Selon les chiffres fournis par le ministère, la maîtrise de la facture de téléphone, suivie entre 2004 et 2007, a permis d’économiser près de 123 MDH, sachant que le département avait accumulé des arriérés d’impayés de 260 MDH jusqu’à 2004. Pour cela, le ministère a dû faire des coupes sombres : 954 lignes de téléphone fixe et 288 lignes spécialisées ont été résiliées entre 2005 et 2006.

Autre poste budgétivore : l’eau et l’électricité. Là aussi le ministère n’a pas fait dans le détail en résiliant, rien qu’en 2007, 196 compteurs, ce qui a permis de réduire la facture annuelle de 14%. Sur les frais de carburant et de déplacements, l’économie dégagée est de 10% par an. Et, à en croire les responsables du ministère, la diète n’est pas près de s’arrêter.