Surenchère !

Nous avons lu avec beaucoup de surprise et d’étonnement un courrier intitulé «Administrateurs hypocrites» paru dans La Vie éco du 30 janvier 2004. Son auteur, fonctionnaire pourtant, fait preuve d’une méconnaissance de la réalité du monde du travail et de la Fonction publique.

Nous avons lu avec beaucoup de surprise et d’étonnement un courrier intitulé «Administrateurs hypocrites» paru dans La Vie éco du 30 janvier 2004. Son auteur, fonctionnaire pourtant, fait preuve d’une méconnaissance de la réalité du monde du travail et de la Fonction publique.
Primo. Le droit à l’éducation et à l’emploi est garanti par l’article 13 de la Constitution et, de ce fait, le recours aux diverses formes de revendications ( sit-in, grèves de la faim,..) pour l’aboutissement de ce droit demeure légitime.
Secondo. Le bénéfice de ce droit ne se limite pas aux seuls docteurs recrutés, mais aussi à l’ensemble des diplômés toutes spécialités confondues.
Tertio. Les administrateurs ne sont pas uniquement les docteurs nouvellement recrutés, mais aussi les anciens diplômés et non diplômés. Ces derniers ont bénéficié de promotions par la confirmation des compétences acquises et l’apport considérable de l’expérience professionnelle, comme d’autres catégories de cadres (ingénieurs compris avant l’application de leur statut actuel).
Cela étant, il reste quand même bizarre de constater qu’un fonctionnaire (l’auteur du courrier) se lance dans des comparaisons très éloignées de la réalité de l’Administration marocaine, en faisant allusion à l’adéquation du besoin réel au profil escompté ou à la relation de postes avec la formation de base. C’est une vision simpliste et théoricienne développée par notre ami, qui ne veut pas dévoiler sa catégorie de fonctionnaire. Ce qui a fait oublier à l’auteur que ses hypothèses, entre autre l’évolution des salaires en fonction des performances, sont supposées valables pour l’ensemble des cadres de l’Etat et non seulement les administrateurs, que ce soit au niveau du privé que du public.