Suicide, grèves et guerre syndicale à  la CNSS

Le syndicat UMT (Union marocaine du travail) de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a organisé, mercredi 19 janvier, une grève pour dénoncer le «comportement abusif de la direction générale» qui exerce, selon cette centrale, «des pressions sur les employés pour les pousser à  adhérer au programme de départ volontaire».

Le syndicat UMT (Union marocaine du travail) de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a organisé, mercredi 19 janvier, une grève pour dénoncer le «comportement abusif de la direction générale» qui exerce, selon cette centrale, «des pressions sur les employés pour les pousser à adhérer au programme de départ volontaire». L’UMT va plus loin, accusant «le directeur général de la CNSS de soutenir le bureau de l’UGTM pour servir les intérêts politiques de sa famille» dans la mesure où le DG, Mounir Chraibi, est, selon les syndicalistes de l’UMT, «un proche d’Abbès El Fassi, secrétaire général du parti de l’Istiqlal». Un élément que nous n’avons pu vérifier.
La goutte qui a fait déborder le vase est le suicide d’un chef de service de la direction financière survenu le 17 janvier, au moment où la guerre s’est déclarée entre les deux bureaux syndicaux affiliés l’un à l’UMT et l’autre à l’UGTM. La direction générale aurait, selon l’UMT, obligé le défunt, Abderrahmane Lharti, à quitter la CNSS dans le cadre du programme des départs volontaires. A la CNSS, on déclare que «ce qui se passe n’a rien à voir avec les départs volontaires et qu’il s’agit d’un simple conflit syndical que les centrales doivent résoudre entre elles». Cette grève, selon cette même source, n’est accompagnée d’aucune revendication et l’UMT aurait tout simplement utilisé le suicide pour justifier son débrayage. Quant aux raisons du suicide, il est expliqué à la CNSS qu’elles relèvent strictement de la vie privée du défunt.