St Microelectronics Maroc sort du rouge

La mauvaise passe que traversait le groupe ST Microelectronic fait aujourd’hui partie de l’histoire. Contraint en juin 2005 de lancer une vaste opération de restructuration qui a touché les filiales européennes et marocaine, le groupe avait prévu de se séparer d’au moins 3 000 de ses salariés.

Au Maroc, la filiale locale a eu sa quote-part de départs et a dû se séparer de 200 personnes sur les 4 500 employées, soit 4,5 % de l’effectif total. L’opération, habilement négociée par les responsables marocains, s’est faite sans remous. «Des formules d’intéressement ont été proposées aux employés proches de la retraite et ceux qui souhaitaient créer leur propre affaire», précise-t-on auprès de son management.

Depuis, St Microelectronics Maroc s’est attelé à moderniser les quatre centres de production qu’elle compte au Maroc (Rabat, Ain Sebaâ et 2 à Bouskoura) et à la formation du personnel. Les résultats ne se sont pas fait attendre. A en croire ses responsables, les gains de productivité réalisés ont enregistré un taux de croissance à deux chiffres. Le succès a été tel que, pour répondre aux nouvelles commandes et accompagner le trend haussier du marché international de l’électronique, St Microelectronic s’est remise à recruter. Au total, une centaine de postes ont été pourvus durant le dernier trimestre 2005. Mais la partie n’est que partiellement gagnée. Les opérateurs du secteur demeurent pénalisés par le taux de change du dirham par rapport au dollar.