Souplesse pour l’étiquetage en arabe

il pourra être apposé par les importateurs eux-mêmes

L’année 2006 est arrivée, avec son lot de mauvaises nouvelles et de bonnes surprises. Pour les importateurs, la décision de l’administration d’apporter des amendements au décret du 4 juin 2002 réglementant les conditions d’étiquetage et de présentations des denrées alimentaires est une aubaine. En effet, ce décret dont l’entrée en vigueur était prévue le 1er avril 2006 n’autorisait plus l’importation de produits alimentaires s’ils n’étaient pas étiquetés en arabe par leur fabricant même.
Au total, deux amendements sont apportés. Le premier évite, à partir du 1er avril prochain, aux importateurs de petites séries les tracasseries techniques et pertes commerciales que l’obligation d’étiquetage en arabe chez le fabricant allait leur créer. Mais cela se fera sous des conditions bien précises, notamment la justification de l’impossibilité de faire l’étiquetage chez le fournisseur, la présentation de spécimens d’étiquettes en langue arabe (à apposer par l’importateur lui-même) pour approbation, l’existence de locaux et moyens nécessaires pour le ré-étiquetage et enfin la justification que l’étiquette complémentaire est indélébile et non détachable.

Le deuxième amendement quant à lui dispense, à partir du 1er avril prochain, sept types de produits de l’obligation d’un étiquetage en arabe. Les produits concernés sont les boissons alcoolisées, les produits ethniques ou religieux, les produits importés en tant que matières premières destinées à la transformation et au conditionnement, les produits destinés à des besoins personnels (au corps diplomatique, à des dons, à l’hôtellerie) et non destinés à la vente, les produits importés ou fabriqués localement et distribués à titre d’échantillons, les produits soumis à enregistrement du comité consultatif d’enregistrement des denrées destinées à une alimentation particulière et enfin les produits importés sous régime douanier

Les importateurs de petites séries sont soulagés.