SONADAC

Un conseil d’administration qui risque de durer

La Société nationale d’aménagement communal (Sonadac) a enfin tenu son conseil d’administration. Il était prévu pour le mois de mars mais c’est à la mi-juin seulement que l’Intérieur, ministère de tutelle, a donné son feu vert au conseil dont il assure la présidence. Beaucoup ont expliqué ce retard par une brouille entre la Sonadac et sa tutelle. Les responsables de la Sonadac évoquent, pour leur part, les difficultés auxquelles ils étaient confrontés sur le dossier phare, celui de l’aménagement de la Corniche et de l’Avenue Royale. Ces difficultés n’ont d’ailleurs pas manqué d’avoir des retombées sur la santé financière de la société, qui a tenté d’y faire face en se délestant d’une partie de son patrimoine foncier. D’ailleurs, La Vie éco a appris de sources sûres qu’avant la tenue du conseil d’administration, le ministère de l’Intérieur a été particulièrement pointilleux sur la question des comptes qui devaient être approuvés.
On apprend également que le conseil d’administration est resté ouvert car l’Intérieur a demandé des explications sur les dossiers sensibles. Pour le DG de la Sonadac, M. Naïmi, «le conseil sera clôturé quand toutes les questions auront été passées en revue, notamment le projet de l’Avenue Royale et celui de la Corniche». Ce ne sera certainement pas pour bientôt car ces deux dossiers restent tributaires d’une étude globale d’aménagement de la Corniche qui vient à peine d’être lancée par l’Agence urbaine de Casablanca